Poster contest
The competition for the best posters is reserved for student members of the CEF, and only these posters will be numbered for voting. This is a public vote. Ineligible posters are indicated by the code NM/NE, which stands for Non-Member/Non-Student. You must use your personal code sent to the e-mail address you used to register.
1. Tohi Adenot
Quantifier la biodiversité pour prédire les impacts des changements climatiques
Abstract Vote
Quantifier la biodiversité pour prédire les impacts des changements climatiques
- Tohi Adenot (tohi.adenot.1@ulaval.ca), Université Laval
- Anouk Simard (anouk.simard@mffp.gouv.qc.ca), MRNF
- Marc Mazerolle (marc.mazerolle@sbf.ulaval.ca), Université Laval
Les changements climatiques modifient le fonctionnement des écosystèmes et affectent la biodiversité. Pour la conserver, il est nécessaire de mieux comprendre comment elle réagit face aux changements environnementaux en effectuant des suivis à large échelle. Dans ce contexte, les suivis acoustiques passifs permettant de récolter une quantité importante de données pour un large spectre d'espèces, se révèlent être un outil particulièrement adapté pour documenter les changements de l'état de la biodiversité. Pour mon doctorat, j'utilise les données acoustiques issues du Réseau de suivi de la biodiversité du Québec, mis en place en 2016 et représentant aujourd'hui 333 sites suivis à travers la province, principalement en milieux forestiers et humides. Dans mon projet, je cherche à analyser comment l'activité des espèces varie en fonction des changements environnementaux. Grâce aux détections d'espèces issues de suivi acoustique passif, j'utiliserai des modèles de distribution d'espèces pour examiner la dynamique spatio-temporelle des communautés et mieux comprendre leur sensibilité aux perturbations environnementales. En plus de cette approche ciblée sur l'identification des espèces, j'utilise l'écoacoustique en considérant l'ensemble du paysage sonore, incluant les vocalisations animales mais aussi les sons d'origine anthropique ou géophonique (vent, pluie). En quantifiant la diversité acoustique des paysages sonores à l'aide d'indices, je vise à relier la signature des types de paysages observés au Québec aux caractéristiques propres des sites. Cette approche facilitera la détection d'anomalies dans les paysages sonores possiblement attribuables à des changements de l'état des écosystèmes. Une autre utilisation des indices acoustiques, courante mais de plus en plus remise en cause, est l'estimation de la richesse spécifique. Pour mieux comprendre les limites et le potentiel des indices acoustiques en tant qu'outil de suivi de la biodiversité, je prévois de synthétiser des paysages sonores contrôlés afin d'évaluer l'effet de paramètres extérieurs à la diversité d'espèces sur la valeur des indices.
2. Marie Aubrée
Effets de la variation intra-arbre sur les estimations de biomasse chez l'épinette noire et le sapin baumier
Abstract Vote
Effets de la variation intra-arbre sur les estimations de biomasse chez l'épinette noire et le sapin baumier
- Marie Aubrée (marie.aubree@uqar.ca), UQAR
- Boris Dufour (Boris.Dufour@cedfob.qc.ca), Centre d'expérimentation et de développement en forêt boréale
- Modeste Meliho (modestemeliho@yahoo.fr), Centre d'enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy
- Julie Barrette (Julie.Barrette@mrnf.gouv.qc.ca), MRNF
- Robert Schneider (robert_schneider@uqar.ca), UQAR
L'épinette noire (Picea mariana (Mill.) BSP) et le sapin baumier (Abies balsamea (L.) Mill.) sont deux des plus importantes espèces de la forêt québécoise. L’estimation de leur biomasse sert notamment à estimer la production de bois, la séquestration du carbone et l'évolution des peuplements forestiers. La biomasse est généralement évaluée en assumant que le forme du tronc de l’arbre et la densité du bois sont constants. En réalité, ces variables fluctuent en fonction de plusieurs facteurs et de façon hétérogène à l’intérieur d’un même individu. L'objectif de cette étude est de modéliser la prise de biomasse en prenant compte de la variation intra-arbre de la densité et de la croissance diamétrale le long du tronc. Pour ce faire, quatre modèles sont comparés selon la variation intra-arbre considérée. De ces modèles, le premier est celui habituellement utilisé où la densité et le défilement ne changent pas. Deux autres ne considèrent que la variation d’un des deux des facteurs alors que le dernier prend en compte les fluctuations de la densité et d’accroissement diamétral à chaque mètre le long du tronc. Cette comparaison permettra de déterminer l’effet de la variation à l'échelle de l’individu sur les calculs à des échelles plus large et aussi de raffiner les prévisions de prises de biomasses lors de la modélisation de l'évolution des forêts dans un contexte de changement climatique. Cette précision permettra de réduire les biais dans l’estimation de la biomasse afin de prendre des décisions éclairées.
3. Victor Aubry
Catégorisation d'un réseau de chemins forestiers en fonction de l'utilisation prévue à long terme
Abstract Vote
Catégorisation d'un réseau de chemins forestiers en fonction de l'utilisation prévue à long terme
- Victor Aubry (victor.aubry.1@ulaval.ca), Université Laval
- Mathieu Bouchard (mathieu.bouchard@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Sylvain Jutras (sylvain.jutras@sbf.ulaval.ca), Université Laval
Au Québec, une proportion significative des 486 000 km de chemins forestiers répertoriés sur le territoire ne sont pas activement entretenus. La présence d’un vaste réseau mal entretenu peut engendrer divers impacts environnementaux, tels qu’une augmentation de la sédimentation dans le milieu aquatique, la fragmentation des habitats fauniques et la prolifération de certaines espèces végétales envahissantes. L’objectif principal de ce projet est de créer une planification forestière qui intègre l’évolution du réseau de chemins forestiers à l’échelle d’une unité d’aménagement sur un horizon de 15 ans. L’hypothèse principale est qu’une planification forestière prenant en compte le réseau de chemins permettra de diminuer les ressources à y investir (construction, entretien, désactivation, etc.), par rapport à un scénario de base ne tenant pas compte du réseau. Pour ce faire, l’utilisation des chemins pour le transport du bois sera déterminée à l’aide d’un modèle d’optimisation qui cherchera à minimiser la longueur des chemins utilisés tout en conservant le volume de bois à récolter sur 15 ans dans une unité d’aménagement de la Gaspésie. Des contraintes environnementales et d’accès au territoire propres au secteur seront également ajoutées afin d’augmenter le réalisme du modèle. Ce projet vise à enrichir les connaissances sur la gestion durable des infrastructures forestières, en proposant une approche innovante et applicable au contexte forestier québécois.
4. Hugo Bauden-Poreye
Biodiversité végétales urbaines : Influence de la complexité verticale, de la pression urbaine et de la connectivité structurelle des EVU
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Biodiversité végétales urbaines : Influence de la complexité verticale, de la pression urbaine et de la connectivité structurelle des EVU
- Hugo Bauden-Poreye (bauh01@uqo.ca), UQO
- Sylvain Delagrange (sylvain.delagrange@uqo.ca), UQO
Confrontés aux pressions cumulées de l'urbanisation et des changements climatiques, les Espaces Verts Urbains (EVU) jouent un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité et la fourniture de services écosystémiques. C'est ainsi que mes recherches visent principalement à évaluer l'influence de trois caractéristiques des EVU (leur complexité verticale, leur pression anthropique et leur connectivité) sur la biodiversité végétale qu'ils hébergent, en accordant une attention particulière à la composante phylogénétique de la biodiversité. Pour y répondre, j'ai mis au point une méthodologie de recherche débutant par l'identification et la sélection d'un sous-échantillonnage de 160 sites classifiés en 4 complexités verticales définies par l'association des strates herbacées, arbustives et arborées. Dans lesquels un inventaire floristique de chaque strate a été réalisé dans le but de construire une base de données. Ce recensement me permettra d'observer la biodiversité à travers un arbre phylogénétique regroupant les espèces végétales inventoriées et d'associer un indice de biodiversité pour chaque complexité en fonction des divergences phylogénétiques. Dans un second temps, l'Indice de Végétation par Différence Normalisée (NDVI) ainsi que des buffers seront utilisés afin d'établir un indice de pression anthropique reflétant le degré de perturbation urbaine de l'environnement des sites échantillonnés. En troisième temps, une analyse de la connectivité structurale à l'aide de l'indice Proximity (PROX) de Fragstats déterminera la position relative des sites dans le réseau. Cet indice fonctionne à partir de deux principaux paramètres : l'aire de la tâche, correspondant à la surface totale des sites, et un rayon de recherche, que j'associe aux principaux modes de dispersion de mes espèces végétales. En finalité, mon étude se focalisera sur l'observation des effets entre ma variable réponse (indice phylogénétique) et mes variables explicatives (complexité verticale, indice pression anthropique et indice de connectivité structurelle) Etudiant : Hugo Bauden Poreye Direction: Sylvain Delagrange
5. Valentin Beaufils
Potentiel d'adaptation phénologique des espèces boréales et son implication pour la migration assistée dans un contexte de changements climatiques
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Potentiel d'adaptation phénologique des espèces boréales et son implication pour la migration assistée dans un contexte de changements climatiques
- Valentin Beaufils (valentin.beaufils.1@ulaval.ca), Université Laval
- Guillaume Moreau (guillaume.moreau@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Loïc D'Orangeville (loic.dorangeville@sbf.ulaval.ca), UQAM
Les changements climatiques modifient rapidement les conditions environnementales auxquelles les forêts boréales sont adaptées, entraînant une désynchronisation phénologique pouvant compromettre la croissance, la survie et la distribution future des espèces. Le débourrement, événement clé du cycle annuel des arbres, dépend principalement de la température et de la photopériode, mais leur influence varie selon les espèces et les provenances. Dans ce contexte, mieux comprendre la capacité d'adaptation phénologique des conifères boréaux est essentiel pour évaluer les risques de maladaptation et orienter les stratégies de migration assistée. Ce projet vise à calibrer des modèles phénologiques afin de comparer l'influence respective de la température et de la photopériode sur le débourrement foliaire de provenances de quatre espèces de conifères (épinette noire, épinette blanche, épinette rouge et sapin baumier) issues du projet TransX. Les modèles serviront ensuite à prédire les risques de désynchronisation phénologique sous différents scénarios climatiques futurs. La méthodologie repose sur le suivi du débourrement de 504 semis à la Forêt Montmorency, avec des observations effectuées deux fois par semaine durant les étés 2024, 2025 et 2026. Sept stades de débourrement, allant du bourgeon fermé à la nouvelle pousse exposée, sont utilisés pour caractériser précisément la dynamique phénologique. Ces données seront combinées à des mesures de croissance et d'aoûtement afin de construire des modèles phénologiques robustes. Les résultats préliminaires suggèrent une variabilité importante entre espèces et provenances dans la sensibilité aux facteurs climatiques, soulignant la complexité des réponses phénologiques aux changements globaux. Cette recherche contribuera à améliorer les outils de prédiction de la performance future des populations forestières et à mieux encadrer les décisions liées à la migration assistée, dans le but de maintenir la résilience et la productivité des forêts boréales.
6. Aliane Becherrani
Étude de semis boréaux acclimatés et de leurs communautés microbiennes en contexte de restauration écologique minière
Abstract Vote
Étude de semis boréaux acclimatés et de leurs communautés microbiennes en contexte de restauration écologique minière
- Aliane Becherrani (beca1601@usherbrooke.ca), Dépt. de Biologie, Université de Sherbrooke; Centre SÈVE, Faculté des Sciences, Université de Sherbrooke; Centre d?étude de la forêt (CEF)
- Julie Beaudin (julie.beaudin@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Jean-Philippe Bellenger (Jean-Philippe.Bellenger@USherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Françoise Cardou (francoise.cardou@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Pierre-Luc Chagnon (pierre-luc.chagnon@umontreal.ca), IRBV - Université de Montréal
- Isabelle Laforest-Lapointe (isabelle.laforest-lapointe@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Sébastien Roy (sebastien.roy@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
Dans le Nord-du-Québec, sur le territoire d'Eeyou Istchee, Baie-James, le site Whabouchi opéré par Nemaska Lithium possède un gisement important de lithium de haute pureté. Cette minière désire implémenter une restauration écologique progressive de la halde de co-disposition qui sera composée de stériles d'amphibolite et de granulat de spodumène. Nous avons étudié cinq espèces végétales indigènes à ce territoire (le bouleau blanc, le peuplier baumier, le pin gris, le thé du Labrador et le myrique baumier) pour évaluer leur potentiel pour la revégétalisation de la future halde, sans avoir recours à des amendements organiques. Des semis d'une pépinière commerciale ont été employés pour évaluer l'effet d'une pré-acclimatation à l'environnement de la mine Whabouchi sur leur capacité d'adaptation aux stress abiotiques et favoriser leur performance végétale sur ces substrats perméables et très pauvres en nutriments. De manière à pré-acclimater les semis, nous les avons plantés sur le site en juin 2021, dans le sol naturel (composé de till glaciaire), sur lequel différents traitements de surface ont été appliqués : la tourbe, des mousses et/ou du matériel concassé représentatif de la composition minérale de la future halde. En juin 2022, les semis ont été transplantés vers une halde expérimentale pour étudier leur taux de survie et leur croissance. Nous avons évalué la présence d'une covariance entre la composition microbienne de la rhizosphère des plantes, la performance végétale et les traitements de pré-acclimatation des semis. Ces nouvelles connaissances seront utiles à plusieurs niveaux dans le cadre de la restauration écologique. D'abord, nous constatons qu'il est possible d'améliorer la diversité des espèces végétales indigènes employées en restauration minière et qu'il est possible d'améliorer la performance de celles-ci, même dans un environnement aussi stressant, à l'aide de méthodes de manipulation / acclimatation adéquates à chacune.
Dynamique racinaire en fonction de la diversité des arbres
- Catherine Bérubé (berube.catherine.5@courrier.uqam.ca), UQAM
- Alain Paquette (paquette.alain@uqam.ca), UQAM
Depuis près de trente ans, de nombreuses études démontrent une relation positive entre diversité des arbres et productivité forestière. Parmi les mécanismes proposés, la complémentarité des niches suggère que la richesse spécifique et la diversité fonctionnelle permettent aux espèces d'exploiter différentes portions du sol, favorisant une utilisation plus complète des ressources. Toutefois, cette hypothèse demeure peu testée pour le compartiment souterrain, principalement en raison des contraintes méthodologiques liées à l'étude des racines. Les racines jouent pourtant un rôle clé dans la productivité et la résilience des écosystèmes forestiers. Tester leur contribution est nécessaire pour déterminer si la complémentarité des niches souterraines participe réellement à l'effet net de biodiversité. Ce projet vise à évaluer la contribution de la complémentarité des niches racinaires à l'effet positif de la biodiversité sur la croissance et la biomasse des arbres. L'étude est réalisée dans le dispositif expérimental du site IDENT-Montréal, affilié au réseau International Diversity Experiment Network with Trees, où la composition en espèces est contrôlée expérimentalement, permettant une évaluation robuste des effets de la diversité. À l'été 2025, des acquisitions géoradar ont été réalisées sur 216 placettes couvrant un gradient de richesse spécifique et de diversité fonctionnelle. Chaque placette est échantillonnée à l'aide de transects croisés pour caractériser la distribution des racines grossières (diamètre > 2 mm). Les signaux radar sont ensuite traités afin d'extraire des indicateurs liés à l'abondance relative et à l'architecture racinaire. Une calibration destructive relie ces indicateurs à la biomasse racinaire réelle et confirme le potentiel de cette approche. Ce projet contribue aux objectifs du Centre d'étude de la forêt en améliorant la compréhension des liens entre biodiversité et fonctionnement des écosystèmes forestiers. En intégrant des méthodes non destructives et reproductibles, il permettra de mieux intégrer le compartiment souterrain dans l'évaluation de la productivité et de la résilience des forêts.
Le gruyère boréal : les dégâts post-feu du longicorne
- Loline Bignard (loline.bignard@uqat.ca), UQAT
- Gabriel Pigeon (gabriel.pigeon@uqat.ca), UQAT
- Valentina Buttò (valentina.butto@uqat.ca), UQAT
- Stéphane Tremblay (stephane.tremblay@mrnf.gouv.qc.ca), MRNF
Les forêts boréales au nord du Québec sont soumises à de nombreuses perturbations naturelles, dont la plus importante est le feu. En contexte d'aménagement forestier le feu entraîne des pertes de gains, aggravées par les insectes xylophages qui se nourrissent des arbres moribonds ou morts. Les longicornes, et plus précisément leurs larves font baisser la valeur marchande du bois en creusant des galeries dans l'écorce. L'objectif de notre projet est de modéliser l'impact des longicornes, sur la valeur du bois à la suite d'un feu, et l'effet de l'historique d'aménagement sur celui-ci. Nous quantifirons les dommages causés à l'échelle de l'arbre puis d'un peuplement forestier et du paysage. Ces modèles permettront de prédire la sévérité d'attaque dans le domaine bioclimatique de la pessière à mousses. Pour ce faire, 83 peuplements avec différents historiques d'aménagements (coupe totale, éclaircie pré-commerciale, coupe progressive régulière, coupe progressive irrégulière) et ayant été brûlé de légèrement à intensément en 2023 ont été inventoriés. Nous y avons dénombré les trous de sorties et d'entrées des longicornes sur 3 arbres études et caractérisé le peuplement. Nous nous attendons à ce que les attaques de longicornes soient fortes sur des individus de résineux, de gros diamètre et présentant des intensités de brûlures moyenne. Les sévérité d'attaques des peuplements varieront aussi selon le type de traitement sylvicole et leur proximité avec des forêts vertes non brûlées. Ce projet permettra d'obtenir et compléter les connaissances concernant les patrons d'attaque des longicornes. De plus, il fournira un outil précieux dans les domaines de la conservation et de l'aménagement forestier puisque nos prédictions pourront servir à privilégier des zones à récolter à la suite d'un feu. Enfin, notre étude permettra de savoir si certains aménagements permettraient de réduire les risques de perte en cas de feu.
9. Julien Bilodeau-Colbert
Modélisation à fine résolution d'arbres à cavités de Grand Pic à l'aide des données LIDAR en forêt boréale mixte
Abstract Vote
Modélisation à fine résolution d'arbres à cavités de Grand Pic à l'aide des données LIDAR en forêt boréale mixte
- Julien Bilodeau-Colbert (julien.bilodeau-colbert@hotmail.com), UQAM
- Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca), UQAT
- Junior A. Tremblay (junior.tremblay@ec.gc.ca), Environnement et Changement climatique Canada
- Philippe Cadieux (cadieuxp@gmail.com), UQAM
- Pierre Drapeau (drapeau.pierre@uqam.ca), UQAM
En 2022, le Grand Pic a été ajouté à l'annexe 1 du règlement sur les oiseaux migrateurs du Gouvernement du Canada, qui inclut des espèces dont les nids sont réutilisés au cours des années suivant leur création. Les arbres portant des cavités de Grand Pic sont donc maintenant protégés durant une période de 36 mois lors de leur découverte, qu'elles soient occupées ou non. Les Grands Pics excavent annuellement leur nid dans le tronc des arbres laissant les anciennes cavités disponibles pour la nidification d'une multitude d'espèces animales n'ayant pas les capacités physiques leur permettant d'excaver leur propre cavité. Cet effet direct sur la biodiversité lui vaut d'ailleurs le statut d'espèce clé de voute. J'ai utilisé les données des arbres de nidification du Grand Pic répertoriées depuis 2004 dans le secteur de la forêt d'enseignement et de recherche du Lac Duparquet (FERLD), pour développer, à l'aide de données LIDAR, un modèle matriciel à fine échelle de résolution spatiale, qui permet d'identifier les secteurs les plus susceptibles d'abriter des arbres à cavités de cette espèce. Les données LIDAR permettent de détecter les gros peupliers faux-trembles présentant un minimum de signes de détérioration qui abritent les cavités de Grand Pic de la FERLD. À maturité, ces arbres dépassent les 25 mètres de hauteur et forment un houppier dense et arrondi, des attributs structurels qui se sont révélés des facteurs déterminants dans le processus de modélisation. Ce modèle permet de cibler plus finement au sein des peuplements forestiers les secteurs les plus susceptibles d'offrir des arbres à cavité pour le Grand Pic. Ce faisant, il représente un outil utile pour les aménagistes forestiers pour mieux répondre aux exigences nouvelles de la réglementation des oiseaux migrateurs sur la conservation des arbres de nidification du Grand Pic et de la biodiversité qui y est associée.
10. Diego Blanco
Rôle des interactions multispécifiques et de la sélection d'habitat sur la répartition spatiale d'un réseau trophique de grands mammifères.
Abstract Vote
Rôle des interactions multispécifiques et de la sélection d'habitat sur la répartition spatiale d'un réseau trophique de grands mammifères.
- Diego Blanco (diego.blanco.1@ulaval.ca), Université Laval
- Daniel Fortin (daniel.fortin@bio.ulaval.ca), Université Laval
- Philippe Duncan McLoughlin (philip.mcloughlin@usask.ca), Université de la Saskatchewan
Le changement climatique et les activités anthropiques modifient la structure des paysages, rendant nécessaire une meilleure compréhension des réponses spatiales des espèces à ces transformations. Ce chapitre s'inscrit dans une analyse des interactions multispécifiques dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, visant à évaluer comment la sélection de l'habitat et l'utilisation de l'espace sont influencées par la présence d'autres espèces. J'intègre des données de télémétrie GPS de 2023-2024 de caribou forestier boréal et de bison des bois, deux espèces à risque, ainsi que chez l'orignal et le loup gris. Je quantifie l'utilisation de l'espace selon les saisons. Les domaines vitaux sont estimés à l'aide de noyaux de densité autocorrélés (AKDE). Les analyses sont ensuite restreintes à des zones de chevauchement de domaines vitaux prédateur-proie (HRO), définies pour différentes configurations multi-espèces impliquant des paires, triplets ou quadruplets d'individus d'espèces différentes, afin de cibler les zones de rencontre biologiquement pertinentes. La sélection de l'habitat est modélisée à l'aide de fonctions de sélection des ressources (RSF) multinomiales, intégrant des covariables environnementales (couvert terrestre, incendies récents) ainsi que l'empreinte humaine. Les distributions d'utilisation de l'espace (UD) des loups sont également incluses comme covariables. Ces UD, couplées aux types de HRO, ainsi qu'à l'aire de répartition connue des bisons (Mackenzie Bison Range, MBR), sont utilisées afin de quantifier l'effet potentiel d'interactions interspécifiques sur la sélection. Les modèles sont réalisés pour chaque HRO en considérant trois jeux de données : données globales, données à l'intérieur du MBR, et données à l'extérieur du MBR. Les résultats montrent que certaines réponses, telles que la sélection par le caribou des bryophytes et de forêts de conifères clairsemées, demeurent relativement stables entre types de HRO et catégories liées au MBR, tandis que d'autres varient fortement. Loups, orignaux et bisons semblent avoir un effet structurant important. Les résultats soulignent la complexité des interactions écologiques et l'influence potentielle de facteurs encore non identifiés.
11. Gabriel Bolduc
Suivi des trajectoires de croissance et de la structure des forêts tempérées aménagées par coupes partielles par télédétection
Abstract Vote
Suivi des trajectoires de croissance et de la structure des forêts tempérées aménagées par coupes partielles par télédétection
- Gabriel Bolduc (gabriel.bolduc.2@ulaval.ca), Université Laval
- Alexandre Morin-Bernard (alexandre.morin-bernard@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Yan Boucher (yan_boucher@uqac.ca), UQAC
- Guillaume Moreau (guillaume.moreau@sbf.ulaval.ca), Université Laval
Les forêts tempérées du nord-est de l'Amérique du Nord sont majoritairement aménagées par coupes partielles, une approche visant à maintenir un couvert forestier permanent tout en favorisant le retour des caractéristiques propres aux vieilles forêts, essentielles à la biodiversité. Malgré plusieurs décennies de mise en'uvre, les connaissances demeurent limitées quant à la dynamique de croissance et à l'évolution de l'état de ces forêts à grande échelle, rendant difficile l'évaluation de l'efficacité des pratiques actuelles. Ce projet propose d'intégrer les données d'inventaires forestiers terrestres, l'imagerie satellitaire et les levés LiDAR aéroportés provinciaux pour documenter la croissance, la structure et la composition des peuplements après intervention. Cette approche permettra de vérifier si les coupes partielles assurent le maintien d'une structure complexe et le retour des attributs associés aux vieilles forêts. Les résultats attendus contribueront à renforcer les bases d'un aménagement forestier durable et à orienter l'évolution des pratiques sylvicoles en forêts feuillues.
12. Mattéo Bourchanin
Utilisations des signaux endogènes dans la régulation de la croissance secondaire des essences boréales en climat changeant
Abstract Vote
Utilisations des signaux endogènes dans la régulation de la croissance secondaire des essences boréales en climat changeant
- Mattéo Bourchanin (boum433@uqat.ca), UQAT
- Valentina Buttò (valentina.butto@uqat.ca), UQAT
- Serge Lavoie (serge_lavoie@uqac.ca), UQAC
La croissance secondaire des arbres est un mécanisme central pour la séquestration de carbone mais également comme levier d'acclimatation aux contraintes environnementales. Les variations de croissance secondaire sont principalement étudiées via des approches dendrochronologiques, fournissant des signaux de croissance intégrés sur le long-terme. Cependant ces analyses pluriannuelles ont tendance à amortir les variations intra-annuelles ainsi que les effets individuels. Ces connaissances acquises dans un contexte climatique passé sont partiellement transposables à la lumière de changement climatique inédit. Une compréhension fondamentale des mécanismes régulant la croissance secondaire des arbres, reposant sur des dynamiques intra-annuelles, nous permettrait d'extrapoler nos connaissances aux nouvelles situations de changement climatique. La forêt boréale est intéressante pour étudier les variations de croissances, la saisonnalité marquée exacerbe les variations phénologiques. De plus on y trouve une large gamme de stratégies d'allocation des ressources allant d'acquisitives à conservative. Ces stratégies impactent le rythme de croissance secondaire et sa réaction aux variations environnementales, suggérant ainsi une variation des réponses endogenèses. En mesurant les variations des mécanismes internes de régulation de la croissance, nous pourrions mieux comprendre comment certaines stratégies d'allocation du carbone sont déployées et affectées par les changements climatiques. Chez les plantes l'expression des traits qui caractérisent les différentes stratégies pourraient être régulées via différentes voies de signalisation en particulier des hormones et composés hydrocarbures non structuraux (NSCs), qui varient eux aussi de façon saisonnière. Nous nous intéresserons donc à leurs rôles de modulation de la croissance secondaire d'essences boréales en fonction des conditions climatiques. Et comment leurs utilisations varient selon les stratégies d'allocation de ressources des arbres. Pour ce faire nous étudierons des gradients climatiques sur lesquels nous ferons un suivit temporel de quatre essences représentant différentes stratégies d'allocations. En définitive ce projet amènera une compréhension dynamique des relations entre le climat et la croissance secondaire.
13. Jonathan Cazabonne
Diversité et hétérogénéité locale des communautés fongiques du sol le long d'une chronoséquence post-feu de vieilles forêts boréales
Abstract Vote
Diversité et hétérogénéité locale des communautés fongiques du sol le long d'une chronoséquence post-feu de vieilles forêts boréales
- Jonathan Cazabonne (jonathan.cazabonne@uqat.ca), UQAT
- Mélanie Roy (melanie.roy@cima.fcen.uba.ar), Université Paul Sabatier Toulouse III, IRL IFAECI Instituto Franco-Argentino para el Estudio del Clima y sus Impactos
- Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca), UQAT

Les vieilles forêts boréales font face à d'importants enjeux de conservation, notamment en raison de l'application à grande échelle des coupes totales. Ces forêts sont reconnues comme des réservoirs uniques de biodiversité fongique, mais nous manquons de connaissances sur la manière dont la diversité des communautés fongiques du sol varie selon le type de vieilles forêts. Pour ce faire, nous avons tiré parti d'une chronoséquence post-feu de 264 ans située à la station d'enseignement et de recherche du lac Duparquet, située dans le nord-ouest du Québec, afin de tester les effets du temps écoulé depuis le dernier feu, du type de végétation et de variables physicochimiques sur les patrons de diversité alpha et bêta, ainsi que sur l'hétérogénéité spatiale des communautés fongiques du sol caractérisées par ADNe. Le dispositif expérimental comprenait 11 sites d'un hectare couvrant huit dates de feu (de 1944 à 1760) et trois types de végétation (forêts dominées par des feuillus, mixtes et dominées par des conifères), avec 16 points d'échantillonnage géoréférencés dans chaque site. Nos résultats préliminaires montrent que la diversité alpha est principalement influencée par les variables physicochimiques du sol, le temps depuis le dernier feu exerçant toutefois un effet marqué sur l'équitabilité des communautés. Les communautés fongiques du sol sont structurées spatialement davantage par la variation des conditions environnementales que par la distance géographique. Ces résultats suggèrent que l'hétérogénéité environnementale locale'du moins en ce qui concerne les propriétés physicochimiques du sol'constitue probablement l'un des facteurs les plus déterminants pour expliquer les patrons locaux de diversité des communautés. Notre travail met en évidence les limites inhérentes aux approches par chronoséquence et souligne également les lacunes persistantes dans nos connaissances de la diversité fongique des sols des vieilles forêts boréales.
14. Daphné Rose Courtès
Spatialisation et déterminants écologiques des dendromicrohabitats en forêts feuillues aménagées du sud du Québec
Abstract Vote
Spatialisation et déterminants écologiques des dendromicrohabitats en forêts feuillues aménagées du sud du Québec
- Daphné Rose Courtès (daphne-rose.courtes.1@ulaval.ca), Université Laval
- Alexis Achim (alexis.achim@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Guillaume Moreau (guillaume.moreau@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- David Voyer (david.voyer.2@ulaval.ca), Université Laval
Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les facteurs qui influencent la présence, la répartition et la dynamique des dendromicrohabitats (DMH) dans les forêts feuillues aménagées du sud du Québec. Plus précisément, il cherche à identifier les déterminants dendrologiques, dendrométriques, topographiques et spatiaux associés à l'occurrence des DMH avant et après l'application de différents traitements sylvicoles, dont le nouveau système de sélection vigueur-qualité (VQ). L'objectif central est de développer des modèles prédictifs permettant d'établir des liens entre les types de DMH observés (cavités, chancres, bois mort, excroissances ou structures épiphytiques) et les caractéristiques des arbres qui les portent (espèce, diamètre, vigueur, qualité) ainsi que celles de leur environnement immédiat (pente, drainage, structure du peuplement). Cette approche intégrée permettra de mieux cerner les conditions favorables au développement et au maintien de ces structures clés pour la biodiversité. Le projet inclut également une analyse spatiale fine de la distribution des DMH. Lors des inventaires de terrain, chaque arbre et chaque DMH associé ont été géolocalisés avec précision, constituant l'une des premières bases de données spatialisées de ce type pour les forêts feuillues québécoises. Cette cartographie permettra d'évaluer les patrons d'agrégation, de dispersion ou de raréfaction des microhabitats en fonction des traitements appliqués. Les résultats attendus visent à mieux comprendre l'effet des interventions forestières sur l'organisation spatiale des DMH et sur leur persistance dans le paysage exploité. Ultimement, ces connaissances serviront à orienter les pratiques de sélection des arbres vers des stratégies d'aménagement plus favorables au maintien des habitats fauniques et à la conservation de la biodiversité forestière.
15. Thierry Couturier
La sélection d'habitats par la grive de Bicknell (Catharus bicknelli) au Québec : une analyse spatio-temporelle à grande échelle
Abstract Vote
La sélection d'habitats par la grive de Bicknell (Catharus bicknelli) au Québec : une analyse spatio-temporelle à grande échelle
- Thierry Couturier (thierry.couturier.1@ulaval.ca), Université Laval
- Jérôme Lemaître (jerome.lemaitre@environnement.gouv.qc.ca), MELCCFP
- Junior A. Tremblay (junior.tremblay@ec.gc.ca), Environnement et Changement climatique Canada
Actuellement, la perte et la fragmentation des habitats constituent des facteurs majeurs dans le déclin des espèces fauniques. Étant une espèce présentant une aire de nidification fortement restreinte au nord-est de l’Amérique du Nord, dont > 70 % se trouve dans la province du Québec, l’acquisition de connaissances sur les habitats utilisés par la grive de Bicknell (Catharus bicknelli) pourrait contribuer au rétablissement de cette espèce menacée. Le déploiement d’enregistreurs automatisés, combiné à la caractérisation des parcelles de végétation sur les sites de déploiement, nous permettra d’évaluer la variabilité spatio-temporelle de la sélection d’habitat par la grive de Bicknell. Ces données serviront également à valider sur le terrain les paramètres issus du modèle à haute résolution développé par notre équipe de recherche (Tremblay et al., 2025). Depuis l’été 2023, > 700 sites de déploiement ont été répartis dans huit régions administratives du Québec, en ciblant des habitats dont la qualité varie de moyenne à excellente pour l’espèce. Nous émettons l’hypothèse que la sélection d’habitats par la grive de Bicknell sera principalement expliquée par des caractéristiques de structure forestière, notamment la présence de peuplements jeunes et denses (> 10 000 tiges/ha et > 2 m de hauteur) ainsi qu’une proportion élevée de sapin baumier (Abies balsamea). Nous anticipons également que les interactions entre la latitude, l’altitude et les caractéristiques de structure forestière contribueront à expliquer la variabilité spatiale de la sélection d’habitats. Enfin, nous prévoyons que la pratique d’éclaircies précommerciales entraînera l’évitement de la grive de Bicknell sur une période de 10 ans dans les sites traités. En couvrant un territoire plus vaste que les études précédentes réalisées au Québec, notre étude pourrait potentiellement améliorer les mesures de protection de l’espèce en tenant compte de la variabilité régionale de la sélection d’habitats.
16. Marie-Eve Cyr
Évaluation du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) comme espèce ombrelle pour représenter les services écosystémiques de la forêt boréale
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Évaluation du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) comme espèce ombrelle pour représenter les services écosystémiques de la forêt boréale
- Marie-Eve Cyr (marie_eve.cyr@hotmail.com), Université Laval
- Jérôme Cimon-Morin (jerome.cimon-morin@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Martin-Hugues St-Laurent (martin-hugues_st-laurent@uqar.ca), UQAR
- Yan Boulanger (yan.boulanger@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Pierre-Alexandre Labranche (pierre-alexandre.labranche.1@ulaval.ca), Université Laval
La forêt boréale canadienne génère une vaste gamme de services écologiques (SE) tout en supportant la majeure partie de la biodiversité nationale. Si le caribou des bois est une espèce ombrelle reconnue pour la biodiversité, sa capacité à garantir la pérennité des SE par la seule protection de son habitat demeure incertaine. L'objectif était d'évaluer la congruence et la complémentarité spatiale entre le caribou et la provision des SE dans le cadre de la planification de la conservation afin de favoriser l'élaboration de stratégies de conservation permettant d'assurer la conservation simultanée de la biodiversité et de la provision des SE. Huit SE ont été cartographiés dans l'est de la zone boréale du Québec, et leurs corrélations spatiales avec un modèle de probabilité d'occurrence du caribou ont été quantifiées. Nous avons ensuite employé une optimisation spatiale heuristique afin d'évaluer la complémentarité caribou'SE, tout en visant la désignation de 30 à 50 % de l'aire d'étude en tant qu'aires protégées. À l'échelle de l'aire d'étude, la provision de cinq des huit SE affichait des corrélations négatives avec la présence du caribou. À l'inverse, la récréation (r=0,12), l'approvisionnement en matière ligneuse (r=0,18) et les sites à haute valeur culturelle pour les Premières Nations (r=0,39) présentaient une corrélation positive avec l'espèce. Les scénarios de priorisation spatiale indiquent qu'il sera difficile d'assurer une représentation adéquate et simultanée des SE et du caribou au sein d'un réseau d'aires protégées, à moins d'une intégration explicite et conjointe de ces objectifs dans la planification de la conservation. Nos résultats indiquent que les SE ne constitueront vraisemblablement pas des arguments de poids pour la conservation des habitats supportant également le caribou, étant donné la faiblesse générale de leurs associations spatiales. Néanmoins, nos travaux offrent des avenues pour l'élaboration de stratégies de conservation plus adaptées, incluant de nouveaux outils tels que les aires protégées d'initiative autochtone.
17. Roméo Denis
Facteurs influençant la richesse des dendromicrohabitats à partir des caractéristiques des arbres et du peuplements en forêts boréale mixte de l'est du Canada
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Facteurs influençant la richesse des dendromicrohabitats à partir des caractéristiques des arbres et du peuplements en forêts boréale mixte de l'est du Canada
- Roméo Denis (romeo.denis@uqat.ca), UQAT
- Valentina Buttò (valentina.butto@uqat.ca), UQAT
- Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca), UQAT
Les dendromicrohabitats (DMH), structures portées par les arbres servant de substrats ou d'abris à de nombreux organismes, constituent des indicateurs structurels indirect de la biodiversité. Les vielles forêts boréales, caractérisées par une forte hétérogénéité structurelle et influencées par des perturbations naturelles forment une mosaïque d'habitats forestiers. En raison de cette complexité structurelle, ces forêts sont susceptibles de présenter une richesse plus élevée en formes de DMH. Toutefois, les facteurs de formations des DMH demeurent encore peu documentées en forêt boréales nord-américaine comparativement aux forêts européennes. L'objectif de notre étude est de déterminer quels attributs des arbres et du peuplement (espèce, diamètre à hauteur de poitrine (DHP), vigueur, compétition, âge du peuplement) permettent de prédire la richesse des 7 différentes formes de DMH. Nous posons comme hypothèse que la richesse des DMH varie selon le stade de succession du peuplement et l'espèce de l'arbre ainsi que la relation entre le DHP et les DMH diffèrent entre feuillues et conifères. Afin de vérifier nos hypothèses, nous réalisons notre étude dans la forêt d'enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD), au nord-ouest du Québec, un territoire boréale mixte où la dynamique forestière est principalement régi par des perturbations naturelles. Les DMH ont été échantillonné sur sept placettes permanentes d'un hectare, chacune associée à un feu majeur survenue entre 1760 et 1944 formants ainsi un gradient de succession forestière. Les analyses devraient permettre d'identifier quels attributs des arbres et du peuplement sont les plus associés à la richesse en DMH et d'évaluer la capacité de ces variables à prédire leur richesse en contexte boréale. Les résultats devraient pouvoir améliorer la compréhension de la dynamique structurale des forêts boréales, de plus la capacité de prédire les DMH pourrait contribuer orienter la conservation d'éléments structuraux dans les stratégies de gestion et de maintien de la biodiversité.
18. Vincent Desjardins
Les forêts anciennes tempérées comme habitat favorable pour le maintien de la faune cavicole en paysage forestier aménagé
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Les forêts anciennes tempérées comme habitat favorable pour le maintien de la faune cavicole en paysage forestier aménagé
- Vincent Desjardins (desv56@uqo.ca), UQO
- Frédérik Doyon (frederik.doyon@uqo.ca), UQO
- Angélique Dupuch (angelique.dupuch@uqo.ca), UQO
Les forêts anciennes sont des peuplements peu perturbés, riches en vieux arbres de fort diamètre et en bois mort. Les pratiques d’aménagement réduisent la proportion de ces éléments clés pour l’habitat de la faune cavicole, i.e. les espèces qui dépendent des cavités pour nicher, élever leurs jeunes et trouver refuge. Des mesures de conservation sont mises en place lors des activités liées à la récolte de la matière ligneuse au Québec afin de protéger certains arbres ayant une grande valeur pour ces espèces. Cependant, on ignore si les seuils de rétention sont suffisants pour maintenir les communautés fauniques dans les zones aménagées. Le présent projet vise à mesurer l’effet de l’aménagement par coupe partielle sur les communautés cavicoles et la disponibilité des cavités en forêt feuillue et mixte tempérée du Québec. Les facteurs qui influencent la disponibilité des cavités en forêt ainsi que la structure des réseaux de la faune utilisatrice de cavité seront comparées entre forêts anciennes et aménagées par coupe partielle grâce à l’installation de caméras de chasse, à l’inspection de cavités utilisées par la faune et à des inventaires forestiers. Cette étude permettra d’améliorer la compréhension des dynamiques cavicoles en forêt tempérée. De plus, les résultats pourront être utilisés pour baliser les critères de rétention des arbres essentiels à la faune lors des interventions forestières.
19. Dieu Merci Domboli Lofemba
Construire des forêts résilientes : intégrer des approches d'adaptation, les réseaux fonctionnels complexes, dans la gouvernance forestière au Québec
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Construire des forêts résilientes : intégrer des approches d'adaptation, les réseaux fonctionnels complexes, dans la gouvernance forestière au Québec
- Dieu Merci Domboli Lofemba (dieu-merci-lofemba.domboli.1@ulaval.ca), Université Laval
- Olivier Villemaire-Côté (olivier.villemaire-cote.1@ulaval.ca), Université Laval
- Jean-François Bissonnette (jean-francois.bissonnette@ggr.ulaval.ca), Université Laval
Les forêts sont de plus en plus exposées aux changements climatiques, aux perturbations naturelles et aux pressions socio-économiques, mettant à l'épreuve leur résilience. Dans ce contexte, ma recherche doctorale analyse comment des stratégies d'adaptation, notamment la diversité fonctionnelle et, plus précisément, l'approche des réseaux fonctionnels complexes, peuvent être intégrées au régime de gouvernance forestière au Québec. Toutefois, l'intégration de ces approches demeure encore limitée dans la pratique et soulève d'importants enjeux institutionnels, opérationnels et sociaux. Cette recherche examine plus particulièrement comment les approches fondées sur la diversité fonctionnelle et les réseaux fonctionnels complexes sont comprises, appropriées ou, au contraire, freinées par le régime de gouvernance forestière québécois. L'objectif est de documenter les conditions institutionnelles, les dynamiques décisionnelles et les perceptions des acteurs qui influencent l'adoption de ces stratégies innovantes. La méthodologie repose sur une approche qualitative structurée, combinant (i) environ 20 entretiens semi-dirigés menés auprès de chercheurs du secteur forestier québécois, (ii) deux groupes de discussion réunissant des praticiens impliqués dans la planification ou la mise en oeuvre des pratiques sylvicoles, et (iii) une analyse documentaire des cadres réglementaires, politiques et stratégiques en vigueur. Cette démarche permet de croiser les niveaux stratégique, régional et opérationnel, et d'identifier les convergences, tensions et verrous institutionnels qui structurent l'action publique forestière. Les résultats attendus visent à mettre en lumière les freins et les leviers à l'intégration de la diversité fonctionnelle, en particulier les réseaux fonctionnels complexes, comme stratégie d'adaptation, ainsi que les conditions nécessaires à une gouvernance forestière plus flexible, apprenante et résiliente. En contribuant au dialogue entre la science écologique et la gouvernance forestière, cette recherche entend proposer des pistes concrètes pour contribuer à accompagner la transformation des pratiques forestières dans un contexte de changements globaux.
20. Elea Feuillet
Influence de la structure forestière et du microclimat sur la présence de la Salamandre cendrée
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Influence de la structure forestière et du microclimat sur la présence de la Salamandre cendrée
- Elea Feuillet (eleanolwen.feuillet@uqat.ca), UQAT
- Osvaldo Valeria (osvaldo.valeria@uqat.ca), UQAT
- Patricia Raymond (patricia.raymond@mrnf.gouv.qc.ca), MRNF
- Philippe Nolet (philippe.nolet@uqo.ca), UQO
L'aménagement écosystémique, bien qu'il vise à reproduire la structure naturelle des peuplements, peut modifier à court et moyen terme la biodiversité forestière, notamment l'habitat de la salamandre cendrée (Pléthodon cinereus), espèce très abondante et sensible aux changements environnementaux dans les forêts québécoises. Cette étude cherche à déterminer si la fréquence d'observation de la salamandre est principalement influencée par des composantes directes de la structure forestière (ex. débris ligneux) ou par des effets indirects liés aux variations microclimatiques induites par l'ouverture du couvert, ou par l'interaction des deux. Plusieurs études ont examiné les effets de changement de la structure forestières sur la salamandre cendrée à court et moyen terme. Toutefois les effets de ces changements sur plus d'une décennie après l'intervention sylvicole et le comportement de l'espèce comme indicateur demeurent incertaines. Dans cette étude, nous avons caractérisée la structure forestière de 16 unités d'échantillonnage (UE) d?1/4 hectare à l'aide du LiDAR mobile terrestre. Les UE ont subi différents traitements, allant de peuplements témoins sans intervention sylvicole à des coupes progressives irrégulières prélevant 30, 40 et 50%, de la surface terrière. Au total, 208 planchettes à salamandres sont suivies depuis 2014, dont 56 ont été instrumentées pour calculer des indices d'oscillation de température et d'humidité microclimatique. Nous nous attendons à ce que les traitements de 40 % et 50 % de prélèvement présentent une variabilité microclimatique plus élevée que les témoins et les traitements à 30 %, ce qui devrait se traduire par une diminution de la fréquence d'observation de la salamandre, bien que ces effets puissent être atténués par la régénération de la strate arbustive en expansion. Ce projet permettra d'améliorer la compréhension des mécanismes reliant structure forestière, microclimat et comportement de l'espèce, et de préciser les conditions sous lesquelles la salamandre cendrée reflète les variations locales de l'habitat forestier.
21. Jovanie Fodom
Dynamique de mortalité des épinettes noires à l'échelle du paysage dans un contexte d'épidémie de tordeuse des bourgeons
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Dynamique de mortalité des épinettes noires à l'échelle du paysage dans un contexte d'épidémie de tordeuse des bourgeons
- Jovanie Fodom (fodom.jovanie_cabrel@courrier.uqam.ca), UQAM
- Kaysandra Waldron (kaysandra.waldron@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Martina Sánchez-Pinillos (martina.sanchezpinillos@gmail.com), UQAM
- Alain Leduc (leduc.alain@uqam.ca), UQAM
- Amandine Hermann (hermann.amandine@courrier.uqam.ca), UQAM
- Daniel Kneeshaw (kneeshaw.daniel@uqam.ca), UQAM

Une mortalité accrue, mais inexpliquée de l'épinette noire (Picea mariana) est observée depuis quelques années dans les pessières de la Côte-Nord au Québec. Précédemment considérée comme moins vulnérable aux infestations de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, l'épinette subit désormais un dépérissement et une mortalité sans précédent. Les causes sous-jacentes demeurent mal comprises dans le paysage. Cette étude analyse comment la mortalité locale des peuplements est exacerbée par des attributs topographiques (humidité topographique, positionnement topographique, et orientation) et par les caractéristiques forestières (composition spécifique, âge, coupes forestières, vulnérabilité du paysage et patron de défoliation) à l'échelle du paysage. Nous combinons des données de terrain inventoriées dans 78 parcelles circulaires de 400m² avec des variables caractérisées dans un rayon de 1km afin d'évaluer les effets aux échelles du peuplement et du paysage. Un modèle d'équations structurelles est utilisé pour évaluer les relations directes et indirectes entre les attributs du paysage et la mortalité du peuplement. Nous nous attendons à ce que, outre les effets directs de la défoliation, les variables du paysage influencent indirectement la mortalité des peuplements d'épinette. Nos posons l'hypothèse que les peuplements situés dans un paysage ayant cumulé des défoliations élevées sur plusieurs années présenteront les taux de mortalité les plus forts. Ceux établis dans des paysages dominés par des résineux ou mixtes à dominance résineuse subiront plus de mortalité que les peuplements situés dans des paysages non vulnérables ou dominés par des feuillus. Les peuplements localisés dans des paysages ayant des positions topographiques planes présenteront une défoliation cumulative et une mortalité plus élevée que ceux en crêtes, confirmant ainsi l'influence potentielle de la topographie du paysage sur la mortalité des peuplements. Cette étude permettra d'identifier, de prédire les peuplements et positions topographiques présentant un risque élevé de mortalité et de soutenir l'aménagement forestier en présence de tordeuse.
22. Cassandre Fournier
L'impact de l'acériculture sur les plantes vasculaires, les bryophytes et lichens épiphytes à la limite nordique de la distribution de l'érable à sucre
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L'impact de l'acériculture sur les plantes vasculaires, les bryophytes et lichens épiphytes à la limite nordique de la distribution de l'érable à sucre
- Cassandre Fournier (cassandre.fournier@uqat.ca), UQAT
- Nicole Fenton (nicole.fenton@uqat.ca), UQAT
- Yves Bergeron (yves.bergeron@uqat.ca), UQAM
L'exploitation des érablières pour la production de sirop d'érable occupe une place importante au Québec. Pourtant, les effets de ce type d'exploitation restent encore peu étudiés, notamment sur la biodiversité végétale. L'impact de l'acériculture pourrait suivre un gradient latitudinal, les difficultés de croissance de l'érable à sucre semblant davantage marquées au nord de sa distribution.
L'objectif principal de cette étude est d'évaluer l'impact de l'acériculture sur les communautés de plantes vasculaires, bryophytes et lichens épiphytes, et de déterminer si cet impact varie selon un gradient latitudinal, notamment au nord de la distribution de l'érable.
Seize érablières de l'ouest du Québec, exploitées ou naturelles, situées à la limite nordique et plus au sud de la distribution de l'érable à sucre, ont été échantillonnées. Les communautés végétales, l'ouverture de la canopée, les caractéristiques des sols, la composition et la structure des peuplements ont été analysées afin de comparer les érablières.
Les communautés de plantes vasculaires semblent plutôt similaires entre les peuplements du nord et ceux plus au sud. Cependant, certains gradients semblent se dégager et structurer les plantes vasculaires, notamment la disponibilité en lumière et l'humidité qui pourraient potentiellement être liées à l'acériculture. Les peuplements naturels du sud sont plutôt regroupés, tandis que les peuplements exploités sont davantage différents les uns des autres, cela pourrait refléter un gradient d'exploitation non pris en compte. Les lichens et bryophytes épiphytes pourraient être plus diversifiés au nord, où la sénescence de l'érable induirait une meilleure disponibilité de substrats. Il pourrait en être de même dans les érablières exploitées, où la présence de davantage de défauts sur l'écorce promouvrait leur installation.
Peu d'études examinent l'effet spécifique de l'acériculture en tenant compte d'un gradient latitudinal. Une meilleure compréhension de ce type d'exploitation pourrait permettre une meilleure gestion des érablières et de la biodiversité qu'elles abritent.
23. Stephanie Fregeau
La sylviculture adaptative à différentes échelles : que nous dit le sous-bois ?
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La sylviculture adaptative à différentes échelles : que nous dit le sous-bois ?
- Stephanie Fregeau (fres17@uqo.ca), UQO
- Frédérik Doyon (frederik.doyon@uqo.ca), UQO
- Patricia Raymond (patricia.raymond@mffp.gouv.qc.ca), MRNF

Dans un contexte de changements globaux favorisant l’expansion nordique de l’érable rouge (Acer rubrum), les érablières rouges mixtes occupent désormais une place importante dans la forêt tempérée du sud du Québec. Le dispositif SylvAdapt, implanté en Chaudière-Appalaches et au Centre-du-Québec, vise à tester des approches sylvicoles capables d’accroître la résistance et la résilience des peuplements face au climat futur. Chaque site comprend quatre parcelles de 2 500 m² : un témoin et trois coupes partielles d’intensité variable (6, 12 ou 20 m²/ha résiduel), suivies depuis 2018 selon un dispositif BACI (Before-After-Control-Impact). Cette étude évalue, à l’échelle de la parcelle et du microsite, la réponse en composition et en diversité des communautés végétales du sous-bois cinq ans après traitement. Quatorze sites (sept par région) ont été inventoriés afin de documenter la végétation et le microenvironnement. Les données ont été recueillies dans 16 microplacettes de 4 m² réparties systématiquement dans chaque parcelle. La lumière reçue (PAR) a été estimée pour chaque microplacette par modélisation du passage de la lumière à travers une canopée reconstruite à partir de données LiDAR (15 pts/m²). L’hypothèse principale est qu’une coupe partielle d’intensité intermédiaire (12 m²/ha résiduel) favorise une plus grande diversité et hétérogénéité d’habitats tout en limitant la compétition pour la régénération. Toutefois, des résultats préliminaires indiquent que le maintien de la diversité après coupe serait principalement attribuable au legs de la végétation pré-perturbation. Ces travaux pourront contribuer au développement d’outils sylvicoles en contexte de changements climatiques.
24. Maria Lucia Gonzalez Torres
Le mycobiome des mousses - Dynamiques, diversité et fonctions à travers un gradient latitudinal de la forêt tempérée à la forêt boréale
Abstract Vote
Le mycobiome des mousses - Dynamiques, diversité et fonctions à travers un gradient latitudinal de la forêt tempérée à la forêt boréale
- Maria Lucia Gonzalez Torres (maria.lucia.gonzalez.torres@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Mélanie Jean (melanie.jean@umoncton.ca), Université de Moncton
- Isabelle Laforest-Lapointe (isabelle.laforest-lapointe@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
Les mousses jouent un rôle essentiel dans nos écosystèmes forestiers, en contribuant entre autres aux cycles biogéochimiques et à la stabilité des sols, particulièrement dans la zone boréale où les tapis de mousses sont abondants. La bryosphère, mince interface entre l'atmosphère et le sol, abrite une communauté diversifiée de microorganismes, incluant bactéries et champignons, qui influencent la santé et les fonctions des mousses. La diversité des communautés fongiques associées aux mousses des sols forestiers, ainsi que les facteurs environnementaux qui façonnent leurs patrons de distribution à travers différentes espèces hôtes et régions bioclimatiques, demeurent sous'explorés. Ce projet repose sur un échantillonnage réalisé au début, au milieu et à la fin de l'été 2025, couvrant des régions allant de la zone tempérée à la zone boréale au Québec. Cela a permis de récolter des tissus de gamétophytes actifs et sénescents (verts et bruns) pour des analyses moléculaires ciblant l'intégralité du gène marqueur ITS, afin d'identifier l'ensemble des champignons présents sur et dans les mousses. Des données environnementales ont également été collectées afin de caractériser le sol, la lumière et la litière du tapis forestier. De plus, des méthodes de culture en laboratoire ont permis d'isoler, à partir des tissus collectés, plus d'une vingtaine d'isolats présentant des phénotypes distincts. Combinées au séquençage longue lecture, ces données contribueront à enrichir les bases de données sur la diversité fongique des forêts du Québec. Les analyses statistiques en cours permettront une meilleure compréhension de ces associations et de leur distribution. Mettre en lumière ces communautés fongiques, avec les potentiels rôles de pathogènes, saprotrophes ou symbiontes, permet d'intégrer leur importance dans les dynamiques écosystémiques et d'orienter les stratégies de gestion et de conservation des forêts pour l'avenir.
25. Gina Libai Granados Miràngels
Dynamique de la coulée de la sève d'érable en fonction des conditions météorologiques dans trois érablières au Québec
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Dynamique de la coulée de la sève d'érable en fonction des conditions météorologiques dans trois érablières au Québec
- Gina Libai Granados Miràngels (glgmirange@etu.uqac.ca), Universitat de Barcelona (UB)/UQAC
- Debora Coelho da Silva (dcdasilva@etu.uqac.ca), UQAC
- Adler Salomon (adler.salomon@sou.ufmt.br), UQAC
- Trishna Bhattarai (tbhattarai@etu.uqac.ca), UQAC
- Mérilie Gagnon (meriliegagnon@centreacer.qc.ca), Centre Acer
- Luc Lagacé (luclagace@centreacer.qc.ca), Centre Acer
- Roberto Silvestro (rsilvest@uqac.ca), UQAC
- Santi Sabaté Jorba (santi.sabate@ub.edu), Universitat de Barcelona
- Daniel Nadal Sala (d_nadal@ub.edu), Universitat de Barcelona
- Sergio Rossi (srossi@uqac.ca), UQAC
Le réchauffement climatique devrait avancer le début de la saison des sucres et pourrait, selon les conditions climatiques et locales, avoir un impact négatif sur la production en modifiant la durée de la saison. Des recherches sur le rendement de la sève à des échelles temporelles fines et en lien avec les conditions météorologiques sont essentielles pour permettre à l’industrie acéricole de s’adapter aux défis environnementaux. Cette étude vise à vérifier les connaissances empiriques sur la dynamique de la coulée de la sève d’érable à haute résolution temporelle et en fonction des facteurs climatiques. Le projet repose sur l’analyse d’un jeu de données couvrant la période de 2024 à 2025, obtenu de trois érablières au Québec: Laterrière, Saint-Norbert-d’Arthabaska et Nantes. Sur chaque site, 4-6 érables ont été entaillés et raccordés à un pluviomètre afin d’enregistrer la coulée par gravité à l’échelle horaire. Les données de température, de pression atmosphérique, d’épaisseur du couvert neigeux et de disponibilité en eau du sol ont été recueillies de Google Earth Engine. Le volume de la sève est comparé entre les années et les sites, ainsi qu’en fonction des facteurs environnementaux étudiés. La proportion de la production est également analysée afin d’évaluer la contribution des journées les plus productives au rendement saisonnier total. Bien que la coulée de la sève dépende de plusieurs conditions environnementales, les journées de forte production sur l’ensemble des sites sont fortement liées à la température maximale diurne. Ces résultats renforceront la capacité de l’industrie acéricole à comprendre et à anticiper la coulée de la sève, soutenant ainsi des décisions de gestion plus éclairées et adaptées aux conditions changeantes. Les producteurs acéricoles bénéficieront aussi de connaissances plus précises concernant les périodes optimales d’entaillage afin d’assurer une production durable de sirop d’érable face au changement climatique.
26. Victor Gross
Evaluation de l'impact de la sécheresse sur l'investissement des sucres dans les tiges des arbres : étude comparée de l'épinette noire et du bouleau blanc
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Evaluation de l'impact de la sécheresse sur l'investissement des sucres dans les tiges des arbres : étude comparée de l'épinette noire et du bouleau blanc
- Victor Gross (grov04@uqat.ca), UQAT - UM
- Valentina Buttò (valentina.butto@uqat.ca), UQAT
- Annie DesRochers (annie.desrochers@uqat.ca), UQAT
Dans un contexte de changement climatique marqué par l'augmentation des vagues de chaleur et une plus grande variabilité des précipitations, les forêts boréales sont de plus en plus exposées à des épisodes de sécheresse. Certaines espèces pourraient toutefois mieux s'y adapter que d'autres. Ce projet compare la réponse de l'épinette noire (Picea mariana) et du bouleau blanc (Betula papyrifera) à la sécheresse en étudiant leur gestion du carbone, essentielle à la survie et à la croissance. Ces deux espèces, aux stratégies physiologiques différentes, seront étudiées dans un dispositif expérimental de simulation de sécheresse en forêt. L'objectif est de comprendre comment les arbres mobilisent leurs réserves de carbone dans les tiges sous forme de sucres solubles et d'amidon afin de maintenir leur fonctionnement sous stress hydrique. L'étude se déroulera dans le dispositif WaterDisp à la Forêt d'enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD), où un système d'exclusion de la pluie simulera une sécheresse estivale. Des échantillons seront prélevés avant, pendant et après la sécheresse pour comparer les réponses des deux espèces.Les résultats contribueront à mieux orienter les pratiques de gestion forestière face à l'évolution du climat.
27. Estelle Heymans
Impact de la présence de l'orignal (Alces alces) sur la communauté végétale en contexte de coupes partielles
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Impact de la présence de l'orignal (Alces alces) sur la communauté végétale en contexte de coupes partielles
- Estelle Heymans (estelle.heymans.1@ulaval.ca), Université Laval
- Olivier Villemaire-Côté (olivier.villemaire-cote.1@ulaval.ca), Université Laval
- Jean-Pierre Tremblay (jean-pierre.tremblay@bio.ulaval.ca), Université Laval
L'aménagement forestier vise de plus en plus à complexifier et à diversifier la composition et la structure des forêts. On vise par exemple l'émulation des dynamiques de perturbations naturelles partielles en sapinière mélangée par l'utilisation des coupes progressives irrégulières (CPI). Toutefois, les populations d'herbivores, comme l'orignal (Alces alces), engendrent un broutement sélectif qui pourrait interférer avec les effets désirés de ces coupes, résultant par exemple en une homogénéisation du paysage. L'objectif de mon projet est donc de déterminer l'impact du broutement par l'orignal sur la communauté végétale en contexte de CPI. Étant donné l'importance des premiers stades de succession végétale, il sera possible d'inférer quant à la trajectoire compositionnelle du peuplement. J'émets l'hypothèse que la trajectoire compositionnelle sera modulée par l'intensité et la sélectivité du broutement par l'orignal ainsi que par l'intensité de la coupe partielle via l'ouverture de la canopée. Je prédis qu'une augmentation de la densité d'orignal associée à l'ouverture de la canopée diminuera la sélectivité du broutement, ce qui mènera à une homogénéisation du peuplement. Durant l'été 2026, j'échantillonnerai un minimum de 21 peuplements 10 ans après CPI dans la région du Bas-Saint-Laurent selon des gradients de densité d'orignal intra-peuplement. Je caractériserai la communauté végétale à l'aide de la méthode d'interception par point le long de transects, et mesurai l'ouverture de la canopée. J'analyserai les données compositionnelles à l'aide d'analyses multivariées afin de contraster les communautés en fonction des covariables environnementales identifiées. Je m'attends à ce qu'une augmentation du broutement par l'orignal et de l'ouverture de la canopée homogénéisent la trajectoire compositionnelle. J'espère ainsi identifier les conditions environnementales modulant l'effet de l'orignal sur le succès des CPI.
28. Alberto Jean Baptiste
Conséquences des épidémies de tordeuse de bourgeons de l'épinette sur la dynamique de carbone du sol à l'échelle des peuplements
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Conséquences des épidémies de tordeuse de bourgeons de l'épinette sur la dynamique de carbone du sol à l'échelle des peuplements
- Alberto Jean Baptiste (alberto.jeanbaptiste@uqat.ca), UQAT
- Kaysandra Waldron (kaysandra.waldron@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Xavier Cavard (xavier.cavard2@uqat.ca), UQAT

La forêt boréale occupe une place prépondérante dans le bilan carbone (C) mondial. Ses sols, riches en matières organiques, contiennent 43 % du C du sol mondial, mais ces stocks sont affectés par des perturbations naturelles et anthropiques. La tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) est l'insecte ravageur le plus prévalent des forêts boréales de l'est de l'Amérique du Nord, s'attaquant notamment au sapin baumier et à l'épinette noire. Les réductions de croissance des arbres sur plusieurs années diminuent le stock du C dans la végétation et le transfert de C vers les réservoirs de matière organique morte, après le pic initial dû à la mortalité des tiges. Au Québec, les coupes de récupération sont des pratiques courantes effectuées pour réduire les pertes économiques liées aux perturbations naturelles, mais ses effets sur la dynamique du C forestier, en comparaison avec la dynamique naturelle post-épidémique sont méconnus. Ainsi, l'objectif général de cette étude est d'évaluer les effets de la TBE et des coupes de récupération sur la dynamique du carbone organique du sol et le microbiote des sols. L'étude est réalisée sur la Côte-Nord, au Québec. Des parcelles ont été sélectionnées parmi des sapinières traitées à l'aide de l'insecticide biologique Bacillus thuringiensis var kurstaki par la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies, ainsi que parmi des pessières présentant naturellement différents degrés de mortalité et des peuplements coupés après les premières défoliations. Les sols ont été analysés pour déterminer la concentration en C et en éléments nutritifs, tandis que les arbres morts ont été dénombrés et mesurés afin d'estimer le C dans la nécromasse. Ces résultats devraient améliorer nos connaissances sur les effets de la TBE et des coupes de récupération sur la dynamique du C dans la matière morte en forêt boréale.
29. Mathis Simon Jean-Sepet
Etablissement et persistance à long terme de l'épinette noire et du pin gris dans la forêt mixte de l'ouest du Québec
Abstract Vote
Etablissement et persistance à long terme de l'épinette noire et du pin gris dans la forêt mixte de l'ouest du Québec
- Mathis Simon Jean-Sepet (mathissimon.jean-sepet@uqat.ca), UQAT
- Adam Ali (ahmed-adam.ali@umontpellier.fr), Université de Montpellier
- Jonathan Lesven (jonathan.lesven@uqat.ca), UQAT
- Dorian M. Gaboriau (Dorian.Gaboriau@UQAT.ca), UQAT
- Martin-Philippe Girardin (martin.girardin@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Yves Bergeron (yves.bergeron@uqat.ca), UQAM
- Hugo Asselin (hugo.asselin@uqat.ca), UQAT
L'épinette noire (Picea mariana [Mill.] B.S.P.) et le pin gris (Pinus banksiana Lamb.) sont deux conifères boréaux adaptés aux feux sévères suivant des cycles courts. Pourtant, ces conifères forment de grands peuplements dans la forêt mixte de l'ouest du Québec, à l'écotone entre les forêts boréales et tempérées, où les feux sont historiquement moins sévères que plus au nord. Alors que l'augmentation de la fréquence et de la taille/sévérité des feux en réponse au changement climatique pourrait favoriser le maintien des conifères boréaux dans la forêt mixte, l'accroissement des températures pourrait favoriser la hausse en proportion des feuillus tempérés, diminuant l'inflammabilité de la végétation. Pour une gestion durable de ces conifères dans la forêt mixte, il est nécessaire de déterminer lequel de ces deux scénarii aura précession. À l'aide de séquences sédimentaires prélevées dans six lacs en Abitibi-Témiscamingue, nous reconstituerons et comparerons les interactions feu-végétation à long terme au sein de peuplements actuels d'épinette noire et de pin gris, et de peuplements feuillus/mixtes. Les grains de pollen, les macrorestes et les particules de charbons fourniront une reconstitution précise des dynamiques ayant permis l'établissement et la persistance des conifères boréaux dans la forêt mixte. Nous supposons que les populations actuelles d'épinette noire et de pin gris sont l'héritage d'une répartition méridionale plus étendue au Néoglaciaire, favorisée par de grands feux sévères. Finalement, pour anticiper la répartition future des conifères boréaux dans la forêt mixte, nous utiliserons un modèle dynamique de végétation (LANDIS-II), calibré à l'aide de données paléoécologiques et modernes. Nous supposons que l'augmentation de la fréquence et de la taille/sévérité des feux en réponse au changement climatique permettra aux conifères boréaux de se maintenir, malgré l'augmentation de la proportion de feuillus tempérés.
30. Karima Lafore
Réponse des communautés de fongique et de mésofaune à l'ajout de legs biologiques du sol forestier
Abstract Vote
Réponse des communautés de fongique et de mésofaune à l'ajout de legs biologiques du sol forestier
- Karima Lafore (lafore.karima@courrier.uqam.ca), UQAM
- Daniel Kneeshaw (kneeshaw.daniel@uqam.ca), UQAM
- Tanya Handa (handa.ira_tanya@uqam.ca), UQAM
- Steven Kembel (kembel.steven_w@uqam.ca), UQAM
Le déclin mondial de la biodiversité, amplifié par les activités humaines, menace les fonctions essentielles des écosystèmes dont dépendent les populations. Dans ce contexte, la restauration écologique est cruciale pour maintenir et rétablir les milieux naturels. Le sol, élément clé des écosystèmes terrestres, abrite des communautés fongiques et de mésofaune (0,2 à 4 mm) qui jouent un rôle central dans le cycle des nutriments. La modification de cette biodiversité peut fortement impacter les communautés végétales et les cycles biogéochimiques de la forêt. Malgré leur importance, les pratiques de restauration manquent de directives claires pour rétablir efficacement ces communautés du sol. Mon projet de maîtrise vise à combler ce manque en évaluant comment différents legs biologiques du sol'bois mort, terre forestière et litière- et un amendement aux mycorhize influencent la structure et l'abondance des communautés fongiques et de collemboles. L'étude se déroule sur trois sites de compensation écologique à Pike River (Québec), établis sur d'anciens champs agricoles. Quinze quadrats de traitement de legs de 400 m² ont été installés en 2021. Des carottes de sol et des bûchettes ont été prélevés en 2025 pour chaque traitement afin d'en extraire les arthropodes, qui ont été dénombrés et identifiés. De l'ADN environnemental a également été collecté et séquencé pour caractériser les communautés d'arthropodes et de champignons. Grâce à ces données, une comparaison de biodiversité et d'abondance entre les traitements a été effectuée. L'hypothèse est qu'une diversité de legs biologiques augmentera l'abondance et la diversité des communautés en modifiant les ressources, les habitats et les populations sources. Certains legs, comme le bois mort et la terre forestière, seront plus efficaces que les amendements commerciaux. Les résultats fourniront des recommandations pratiques pour les restaurations futures et amélioreront les connaissances fondamentales sur les interactions entre les communautés du sol, leurs ressources et leurs habitats.
31. Aude Laforest
Facteurs climatiques et d'entaillage influençant la production de sève chez l'érable à sucre
Abstract Vote
Facteurs climatiques et d'entaillage influençant la production de sève chez l'érable à sucre
- Aude Laforest (alaforest3@etu.uqac.ca), UQAC
- Sergio Rossi (sergio.rossi@uqac.ca), UQAC
- Roberto Silvestro (rsilvest@uqac.ca), UQAC
- Guillaume Moreau (guillaume.moreau@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Adam Wild (adamwild@cornell.edu), Cornell University
Malgré des avancées technologiques majeures, l'industrie acéricole demeure vulnérable aux aléas climatiques, qui peuvent modifier le calendrier et la dynamique de production de la sève, ainsi que la durée de la saison des sucres, au détriment de la production de sirop d'érable. Ce projet de thèse explore les facteurs naturels et anthropiques qui influencent le rendement à l'entaille, en se concentrant sur les variables climatiques, les pratiques d'entaillage, et les innovations technologiques en matière de collecte de la sève. Nous nous appuyons sur des données de rendement de sirop à l'échelle du Québec combinées à des données climatiques à haute résolution, pour analyser la corrélation entre le rendement annuel de chaque région et les conditions climatiques associées pour identifier les facteurs environnementaux qui contribuent à la variabilité régionale dans le rendement et pour prédire l'évolution de la production de sirop d'érable sous différents scénarios climatiques. Des expériences seront également réalisées sur le terrain afin de tester l'influence de la hauteur d'entaillage, de la forme du chalumeau et de l'utilisation du vacuum sur le volume et la teneur en sucres de la sève récoltée. La comparaison de différents dispositifs permettra d'analyser l'effet des caractéristiques de l'entaille sur l'efficacité de la collecte, ainsi que son potentiel pour la production du sirop. Ce projet de thèse vise à améliorer notre compréhension des effets du climat et des pratiques acéricoles sur la coulée de la sève, et à fournir des bases scientifiques solides pour favoriser l'adaptation et l'optimisation des pratiques d'entaillage dans un contexte climatique en évolution.
32. Andréanne Lagarde
Y a-t-il un bénéfice climatique à utiliser des biosolides papetiers comme fertilisant en populiculture plutôt que de les enfouir ?
Abstract Vote
Y a-t-il un bénéfice climatique à utiliser des biosolides papetiers comme fertilisant en populiculture plutôt que de les enfouir ?
- Andréanne Lagarde (lagarde.andreanne@univ.teluq.ca), TELUQ
- Nicolas Bélanger (nicolas.belanger@teluq.ca), TELUQ
- Marc-André Carle (marc-andre.carle@teluq.ca), TELUQ
- Nelson Thiffault (nelson.thiffault@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CCFB
La hausse des émissions de CH4 constitue un levier des scénarios climatiques pessimistes. Le CH4 est émis par les sites d’enfouissement via la décomposition anaérobie de la matière organique, dont les biosolides papetiers. Certaines stratégies de gestion de ces biosolides offrent un potentiel de réduction des émissions de CH4. Ce projet vise à quantifier les bénéfices climatiques de la valorisation des biosolides papetiers comme fertilisant dans des plantations de peuplier hybride, comparativement à l’enfouissement. Une première composante du projet a porté sur la quantification des émissions de CH4 d’un site d’enfouissement d’une usine de pâtes et papiers. Un échantillonnage a été mené en 2024 et 2025 à l’aide de deux approches complémentaires, l’une visant les flux de fond, et l’autre la détection des épisodes d’oxydation (puits) et de flux pulsés de forte amplitude. Ces mesures ont alimenté une modélisation stochastique comptant l’amplitude et la fréquence des flux, suivie d’une annualisation de type Monte-Carlo. En parallèle, le bilan carbone de la chaîne opérationnelle de l’épandage de biosolides en plantation est en cours, en considérant différents scénarios (distances de transport, machineries, fréquences d’épandage, préparations terrain). Il compte les émissions des opérations (consommation de carburants, logistique) et le carbone stocké dans la biomasse et le sol. Les émissions annuelles médianes de CH4 du site d’enfouissement (2,97 t CO2-éq ha-1 an-1), liées à des événements rares de grande amplitude, constituent une composante clé du bilan. Ces estimations permettent de représenter le coût climatique évité par le détournement des biosolides vers les plantations. L’objectif ultime est de déterminer, pour chaque scénario, le délai pour que la plantation capte une quantité de CO2 équivalente à l’ensemble des émissions générées par l’enfouissement et par l’épandage des biosolides, permettant d’identifier le moment à partir duquel la carboneutralité est atteinte et de comparer la performance climatique des différentes options de gestion.
33. Astrid Lambert
La sévérité du feu est-elle influencée par l'intensification des scénarios sylvicoles suivant la coupe totale en forêt boréale coniférienne ?
Abstract Vote
La sévérité du feu est-elle influencée par l'intensification des scénarios sylvicoles suivant la coupe totale en forêt boréale coniférienne ?
- Astrid Lambert (astrid.lambert@uqat.ca), UQAT
- Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca), UQAT
- Osvaldo Valeria (osvaldo.valeria@uqat.ca), UQAT
- Stéphane Tremblay (stephane.tremblay@mrnf.gouv.qc.ca), MRNF
L'aménagement forestier de la forêt boréale répond à une demande croissante en bois. Pour garantir l'approvisionnement, différents scénarios sylvicoles peuvent être appliqués pour augmenter la biomasse coniférienne. Parmi ces scénarios, certains plus intensifs, impliquent la réalisation d'une plantation et d'au moins une éclaircie pré-commerciale. Toutefois, la biomasse coniférienne est plus inflammable que celle des feuillus. Cette modification de la qualité et quantité des combustibles due aux choix sylvicoles pourrait ainsi modifier la sévérité des feux. De plus, les changements climatiques mettent en danger les investissements réalisés, ainsi que la production qui leur est associée, étant donné la hausse prévue de la fréquence et de la sévérité des feux. L'objectif de ce projet est de déterminer si l'intensification des scénarios sylvicoles augmente la sévérité des feux dans les forêts boréales conifériennes du Québec. Pour y répondre, nous avons inventorié 80 placettes près de Lebel-sur-Quévillon dans les feux de 2023. Ces placettes sont réparties dans des peuplements originaires de coupes totales réalisées 35 à 50 ans pré-feu. Ces peuplements ont été soumis à quatre scénarios après la coupe totale : aucun autre traitement, plantation, éclaircie pré-commerciale ou plantation suivie d'une éclaircie pré-commerciale. Le Composite Index Burn, évaluant la sévérité des feux au sein des différentes strates forestières, a été mesuré dans des placettes de 706,86 m2, distribuées en nombre égal entre ces traitements. Des résultats préliminaires démontrent que nous n'observons aucune différence significative de sévérité des feux entre les différents scénarios sylvicoles. La sévérité était toutefois plus faible sur dépôt argileux que sur le sable ou le till, indépendamment des traitements. Ces éléments renseignent sur comment les scénarios étudiés risquent d'interagir avec les changements climatiques sur la sévérité des feux en forêt boréale coniférienne.
34. Jeremy Latulippe
La génomique des populations comme outil pour la conservation des ormes d'amérique face à la maladie hollandaise de l'orme
Abstract Vote
La génomique des populations comme outil pour la conservation des ormes d'amérique face à la maladie hollandaise de l'orme
- Jeremy Latulippe (jeremy.latulippe.1@ulaval.ca), Université Laval
- Louis Bernier (louis.bernier@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Ilga Porth (ilga.porth@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Philippe Tanguay (philippe.tanguay@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Janani Sivarajah (sivajanani.sivarajah@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Pauline Hessenauer (pauline.hessenauer@sbf.ulaval.ca), Université Laval
L'orme d'Amérique (Ulmus americana) a longtemps occupé une place prédominante dans les forêts urbaines d'Amérique du Nord à cause de sa grande valeur ornementale, sa résistance aux stress abiotiques et les nombreux services écosystémiques qu'il offre. Toutefois, les populations de cet arbre emblématique se font décimer par la maladie hollandaise de l'orme (MHO) depuis les années 1940, menaçant l'orme et ses bénéfices. Bien que des traitements préventifs à base de fongicides aient été mis au point, ils demeurent coûteux, leur efficacité est variable et ils nécessitent un suivi soutenu des arbres. De plus, même si quelques cultivars et hybrides résistants ont été commercialisés, ils proviennent d'autres espèces, comme U. pumila et U. japonica, ou de populations d'U. americana non adaptées aux conditions environnementales de nombreuses municipalités. Ainsi, pour lutter contre la MHO de manière durable tout en conservant la diversité génétique et les adaptations locales, le développement d'ormes résistants de populations locales devrait être privilégié à la lutte chimique. Pour poser les bases au développement de tels ormes à Québec, une étude de génomique des populations de la région de Québec est en cours pour recenser le matériel génique disponible. De plus, une comparaison des génotypes de ces ormes locaux et de cultivars commerciaux résistants, ainsi qu'une étude d'association pangénome seront effectuées pour identifier des loci pouvant influencer la résistance à la MHO et l'adaptation aux conditions environnementales urbaines. À cette fin, 114 ormes ont été échantillonnés sur le territoire de la ville de Québec lors de l'été 2025 et puis séquencés. Cet échantillonnage sera complété lors de l'été 2026 avec des ormes provenant de l'Ontario, des Maritimes et des régions autour de Québec afin d'affiner l'étude d'association pangénome.
35. Emmanuel Bafalata Lokpaka
Développement d'un outil d'aide à la décision multicritère visant à minimiser les impacts des solutions de conservation sur les acteurs du territoire
Abstract Vote
Développement d'un outil d'aide à la décision multicritère visant à minimiser les impacts des solutions de conservation sur les acteurs du territoire
- Emmanuel Bafalata Lokpaka (emmanuel-bafalata.lokpaka.1@ulaval.ca), Université Laval
- Jean-Francois Guay (jean-francois.guay@mapaq.gouv.qc.ca), MAPAQ
- Jérôme Cimon-Morin (jerome.cimon-morin@sbf.ulaval.ca), Université Laval
Les écosystèmes urbains procurent à la société divers bénéfices, notamment par la fourniture de services écologiques, tout en abritant une biodiversité importante. Les outils actuels pour planifier la conservation sont performants pour atteindre les cibles et objectifs écologiques. Cependant, ils sont moins pour intégrer les impacts sociaux et économiques, surtout dans un contexte de multiacteurs. Les décideurs sont ainsi appelés à arbitrer entre plusieurs scénarios de conservation en considérant des impacts multidimensionnels (écologiques, sociaux et économiques) afin d’identifier les solutions de conservation les plus acceptables pour l’ensemble des parties prenantes. Un outil efficace permettant de répondre à cette préoccupation est nécessaire.
Notre objectif était de développer, intégrer et tester une approche multicritère d’aide à la décision capable de minimiser les impacts directs de la conservation sur tous les groupes d’acteurs concernés. L’étude est réalisée sur le territoire de la ville de Lévis et repose sur quatre étapes méthodologiques : l’identification des principaux acteurs du territoire; la définition des critères et indicateurs cartographiables représentant les impacts que peuvent ressentir les acteurs; la création de 17 réseaux de conservation des milieux humides de superficie environ équivalente; et le développement et test de la méthode d’aide à la décision via Visual PROMETHEE pour l’analyse comparative des scénarios.
Le projet aboutira au développement d’un outil d’aide à la décision multicritère capable d’intégrer de manière convergente, les préférences souvent polarisées des parties prenantes afin de faire les choix de conservation qui ont le moins d’impacts sociaux et économiques sur les différents groupes d’acteurs. Il conduira à la production de cartes de priorisation spatiale identifiant les secteurs à fort potentiel écologique et conflictogène destinées à appuyer la planification et l’orientation des interventions de la Ville de Lévis, ainsi qu’à l’élaboration d’un cadre décisionnel opérationnel, reproductible et transférable à d’autres contextes municipaux.
36. Samuel Malo
Pourquoi la forêt tombe : facteurs contrôlant l'occurrence des chablis à travers un gradient longitudinal boréal
Abstract Vote
Pourquoi la forêt tombe : facteurs contrôlant l'occurrence des chablis à travers un gradient longitudinal boréal
- Samuel Malo (samuel.malo2@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca), UQAT
- Romain Darnajoux (romain.darnajoux@utoulouse.fr), Université de Toulouse
- Jean-Philippe Bellenger, Université de Sherbrooke
Dans la forêt boréale de l'est du Québec, le climat maritime et la longue période de retour du feu renforcent l'importance des perturbations secondaires, en particulier les chablis. Toutefois, la prédiction de ces évènements à l'échelle provinciale demeure complexe, car les interactions entre les peuplements, le sol et le climat varient d'est en ouest au Québec. Dans ce contexte, cette étude vise à évaluer l'influence des caractéristiques des peuplements, des conditions édaphiques et des facteurs climatiques sur l'occurrence des chablis le long d'un gradient longitudinal dans la forêt boréale québécoise. En combinant les données des inventaires écoforestiers, incluant l'occurrence des chablis et l'état des peuplements pré-perturbation, avec une approche d'appariement (matching) et de validation par simulations répétées (bootstrapping), nous quantifierons l'effet spécifique de chaque variable sur la probabilité de chablis.
Les résultats de cette étude mettront en évidence les facteurs qui influencent le plus l'occurrence des chablis dans la forêt boréale du Québec. En intégrant des variables clés telles que la structure forestière, les caractéristiques du sol ainsi que des variables climatiques comme les précipitations annuelles moyennes et la vitesse moyenne annuelle du vent, cette analyse permettra d'identifier les zones potentiellement plus vulnérables aux perturbations éoliennes.
À terme, les résultats fourniront aux aménagistes forestiers un outil d'aide à la décision supplémentaire pour sélectionner des scénarios sylvicoles et de gestion adaptée au risque de chablis et renforcer la résilience régionale à long terme. Ils contribueront ainsi à protéger les communautés, les infrastructures et les économies forestières en améliorant la capacité à anticiper le risque de chablis.
37. Emy Maltais
Les épidémies de tordeuse des bourgeons de l'épinette structurent les patrons saisonniers de sélection d'habitat chez le caribou forestier
Abstract Vote
Les épidémies de tordeuse des bourgeons de l'épinette structurent les patrons saisonniers de sélection d'habitat chez le caribou forestier
- Emy Maltais (emy.maltais.1@ulaval.ca), Université Laval
- Martin Barrette (martin.barrette@mffp.gouv.qc.ca), MRNF
- Daniel Fortin (daniel.fortin@bio.ulaval.ca), Université Laval
La sélection d'habitat est un processus écologique clé par lequel les animaux répondent à la variabilité environnementale, leur permettant de moduler les effets des perturbations naturelles et anthropiques sur leur fitness. Le caribou boréal (Rangifer tarandus caribou), une espèce menacée, est particulièrement affecté par les perturbations de la forêt boréale. Alors que les impacts des feux et de l'exploitation forestière sont bien documentés, ceux de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE, Choristoneura fumiferana) demeurent mal compris. Une étude hivernale a suggéré que les épidémies de TBE pourraient accroître la prédation du caribou par le loup (Canis lupus) en améliorant l'habitat de l'orignal (Alces alces), une proie alternative. Toutefois, l'influence annuelle de la TBE sur ce système n'a pas été évaluée. Dans cette étude, nous avons analysé des données de télémétrie GPS afin de caractériser la sélection d'habitat du caribou dans des paysages présentant différents niveaux d'intensité d'épidémie de TBE. Les caribous ont systématiquement évité les zones fortement affectées par la TBE tout au long de l'année, l'évitement étant particulièrement marqué durant la mise bas et l'automne. Cet évitement était également plus prononcé aux latitudes plus élevées, indiquant une variation spatiale dans la réponse aux épidémies de TBE. Ces résultats suggèrent que les épidémies de TBE structurent la distribution du caribou en modifiant sa sélection d'habitat, avec une intensité de réponse présentant une variation spatiale anisotrope et des patrons temporels cycliques. Les analyses en cours évalueront les effets de la TBE sur la sélection d'habitat de l'orignal et du loup, et intégreront ces informations dans des modèles prédictifs de distribution du caribou. Comprendre comment la TBE influence l'utilisation de l'habitat et la dynamique prédateur-proie fournit des éléments clés pour la conservation des populations de caribous boréaux en déclin dans un contexte d'épidémies de TBE de plus en plus fréquentes.
38. Léna Mazuryk
Détecter les seuils de perturbations forestières dans les habitats de truites indigènes de l'alberta grâce au LiDAR et aux macroinvertébrés benthiques
Abstract Vote
Détecter les seuils de perturbations forestières dans les habitats de truites indigènes de l'alberta grâce au LiDAR et aux macroinvertébrés benthiques
- Léna Mazuryk (lena.mazuryk.1@ulaval.ca), Université Laval
- Benjamin Kissinger (bkissinger@friresearch.ca), fRI Research
- Timothy Jardine (tim.jardine@usask.ca), University of Saksatchewan
- Alexis Achim (alexis.achim@sbf.ulaval.ca), Université Laval
Dans les rivières boréales de l'Alberta, les populations de truites indigènes déclinent sous l'effet cumulé de perturbations naturelles et anthropiques. Pour soutenir la gestion et la conservation de ces milieux, ce projet vise à déterminer des seuils de perturbations forestières, incluant feux de forêt, coupes forestières et sentiers de véhicules tout-terrain, au delà desquels la qualité de l'habitat des truites se dégrade. Pour cela, notre méthode intègre des indicateurs biotiques, hydrologiques et forestiers sur 24 sites couvrant un gradient de perturbation. Les communautés de macroinvertébrés benthiques sont décrites à partir de mesures d'abondance, de diversité et d'analyses isotopiques (C/N), afin de caractériser leur composition et leurs ressources trophiques. En parallèle, des métriques LiDAR acquises à l'échelle du site (drone) et du bassin versant (avion) décrivent la structure forestière et l'intensité des perturbations. Les analyses en cours évaluent la capacité de ces variables à distinguer les niveaux de perturbation et à identifier des seuils utiles pour la conservation. Les analyses hydrologiques préliminaires indiquent une température de l'eau plus élevée aux sites brûlés (+2,6°C) et aux sites coupés puis brûlés (+3,8°C) qu'aux sites sans perturbation récente, tandis que les effets de la coupe seule et des sentiers sont négligeables. Sur le plan biotique, une augmentation du niveau de perturbation pourrait se traduire par des communautés benthiques plus abondantes mais moins diversifiées, en raison de la perte de taxons sensibles. Une perturbation accrue pourrait aussi accroître la dépendance aux ressources allochtones, liée à l'altération des bandes riveraines, avec des variations entre groupes fonctionnels. Les données finales, disponibles au printemps 2026, permettront de comprendre comment les gradients de perturbation influencent la composition des communautés benthiques et leurs sources d'énergie, afin d'évaluer la qualité des habitats utilisés par les truites. Ce travail contribuera à l'élaboration de protocoles directement applicables à l'aménagement forestier en contexte boréal.
39. Jérémie Michaud-Simard
Cartographie semi-automatisée des milieux humides non riverains par modélisation issue du LiDAR sur le territoire de la péninsule gaspésienne
Abstract Vote
Cartographie semi-automatisée des milieux humides non riverains par modélisation issue du LiDAR sur le territoire de la péninsule gaspésienne
- Jérémie Michaud-Simard (jeremie.michaud-simard.1@ulaval.ca), Université Laval
- Sylvain Jutras (sylvain.jutras@sbf.ulaval.ca), Université Laval
Au Québec, la cartographie des milieux humides en territoire public repose principalement sur les données d'inventaires forestiers et sur la photo-interprétation. Sur le territoire de la péninsule gaspésienne, des lacunes importantes subsistent quant à la fiabilité de la localisation cartographique des milieux humides. Grâce aux données LiDAR, il est désormais possible d'obtenir des modèles numériques de terrain (MNT) à très haute résolution, ce qui permet une modélisation hydrologique plus fine et plus précise du territoire. Le laboratoire d'hydrologie forestière de l'Université Laval travaille sur la création d'un outil cartographique permettant la modélisation des milieux humides au Québec. Dans cet outil, les milieux humides non riverains se distinguent par le fait qu'ils ne sont pas directement reliés à un cours d'eau permanent. La détection de ses milieux humides se fait à l'aide du Topographic Wetness Index (TWI), un outil topographique modélisant l'accumulation de l'eau sur le territoire. Pour la calibration du modèle, un total de 134 transects de végétation ont été réalisés sur le territoire de la Gaspésie durant l'été 2025, et d'autres sont prévus en 2026 afin d'obtenir des données terrain précises sur le positionnement des limites des milieux humides non riverains. Un nombre de 884 points d'observation ont été collectés afin d'évaluer la performance et la validité du modèle. Une modification du seuil de l'indice topographique, ainsi que d'autres optimisations vont permettre une représentation plus réaliste des schémas d'écoulement hydrologiques. L'ajout d'un filtre au MNT, l'intégration du Downslope Index au TWI ainsi que la prise en compte des dépôts de surface constituent des pistes potentielles d'amélioration de la performance du modèle. Dans une perspective d'aménagement durable du territoire, une meilleure détection des milieux humides en territoire public permettra d'améliorer la conservation de ces écosystèmes essentiels.
40. Tristan Monette
Sugar maple communities show a temporary increase in fine root biomass and endomycorrhizal colonisation in response to lower soil moisture under multi-year precipitation exclusion.
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Sugar maple communities show a temporary increase in fine root biomass and endomycorrhizal colonisation in response to lower soil moisture under multi-year precipitation exclusion.
- Tristan Monette (mont07@uqo.ca), UQO
- Pierrick Arnault (arnp03@uqo.ca), UQO
- Audrey Maheu (audrey.maheu@uqo.ca), UQO
The impact of climate change on forests in eastern Canada is manifested by increased average temperatures, resulting in greater atmospheric water demand, along with more frequent and severe droughts. Studying the mechanisms underlying stand responses to moisture stress enables us to predict the subsequent effects on forest ecosystems more accurately. Certain root traits are key to understanding how trees respond to soil water deficits. The aim of this study was to assess the effects of precipitation exclusion on the community-averaged depth distribution of fine roots, their mass density, and the rate at which they are colonised by fungal endophytes in sugar maple-dominated stands. Our study was conducted at two sites (45°45′N, 74°56′W), each consisting of a 20 x 20 metre control and treatment plot. The latter had 75 % of precipitation excluded over the growing season from 2021 to 2024. Two subplots were randomly selected from which to take mineral soil cores in 2024 and 2025. Each core was divided into three samples at depths of 0-10 cm, 10-20 cm, and 20-30 cm. Fine root mass density was significantly higher in stands subjected to precipitation exclusion. This difference was evident in the upper soil horizons (0-10 cm), where root density was 78% higher than in the control plots. Root density in the upper soil was also 73% higher than at lower depths. Endomycorrhizal colonisation rates at 0-10 cm followed a similar pattern, showing a fivefold increase under exclusion (22.8%) compared to control levels (4.3%). In the post-treatment year, root density and colonisation rates returned to control levels, indicating no legacy effect. This suggests that sugar maple stands adopt a temporary drought-response strategy, prioritising surface over deep-soil foraging and fungal symbiosis to maintain resource uptake.
41. Catherine Morneau-Lépine
Petit à petit, l'oiseau fera-t-il son nid ? : Situation des oiseaux champêtres au parc national des Îles-de-Boucherville
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Petit à petit, l'oiseau fera-t-il son nid ? : Situation des oiseaux champêtres au parc national des Îles-de-Boucherville
- Catherine Morneau-Lépine (cathml_2006@hotmail.com), UQAM
- Marc-André Villard (villard.marcandre@sepaq.com), SÉPAQ
- Daniel Kneeshaw (kneeshaw.daniel@uqam.ca), UQAM
À l’échelle mondiale, les prairies comptent parmi les écosystèmes les plus altérés par l’activité humaine, en raison notamment de l’expansion et de l’intensification de l’agriculture. La conversion de prairies naturelles en terres agricoles est l’une des premières causes du déclin des populations d’oiseaux champêtres en Amérique du Nord depuis le tournant du XXe siècle. Au Québec, le parc national des Îles-de-Boucherville (PNIB) est l’un des seuls à abriter des habitats champêtres et à préserver de grands milieux ouverts en raison de son passé agricole.
Étant donné la précarité de la majorité des espèces d’oiseaux champêtres, l’objectif général de ce projet consiste à évaluer leur situation au Parc national des Îles-de-Boucherville (PNIB) en estimant leur abondance et en documentant tout signe d’activité reproductive. Le Goglu des prés est ma principale espèce focale car la présence de populations nicheuses dans un rayon de 20 km du PNIB sur la Rive-Sud a été confirmée durant l’été 2025. Ceci est essentiel, car ces oiseaux forment des métapopulations reliées par la dispersion des individus.
Les résultats préliminaires indiquent que le goglu est présent au PNIB mais ne se reproduit pas, tandis que plusieurs indices de nidification ont été observés en appliquant les mêmes méthodes en périphérie dans des sites de la Rive-Sud.
La comparaison de la végétation de sites avec et sans reproduction de goglu permettra d’identifier les raisons pour lesquelles cette espèce ne semble pas se reproduire au PNIB, ce qui permettra d’orienter la gestion des habitats champêtres existants et des superficies qui pourraient être acquises dans le futur. De plus, l’aménagement de ce milieu champêtre sera évalué afin qu’il abrite d’autres espèces de la région qui dépendent de ce type d’habitat, de plus en plus rare.
42. Mathéo Mosnier
Du sol aux cimes : révéler les relations fonctionnelles entre dendromicrohabitats, bryophytes, lichens et champignons dans les vieilles forêts boréales mixtes du Québec
Abstract Vote
Du sol aux cimes : révéler les relations fonctionnelles entre dendromicrohabitats, bryophytes, lichens et champignons dans les vieilles forêts boréales mixtes du Québec
- Mathéo Mosnier (matheo.mosnier@uqat.ca), UQAT
- Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca), UQAT
- Nicole Fenton (nicole.fenton@uqat.ca), UQAT
Au Canada, l'aménagement forestier entraîne le rajeunissement et la simplification structurale des peuplements, ainsi que la perte et la fragmentation des vieilles forêts, pourtant indispensables à de nombreuses espèces. Pour améliorer la durabilité de l'aménagement forestier, il est important de pouvoir évaluer efficacement la biodiversité et l'impact des pratiques forestières. Pour cela, les dendromicrohabitats (cavités, polypores, blessures, lichens...) constituent un outil multi-taxonomique pertinent en tant qu'indicateur indirect de biodiversité, mais peu étudié et peu utilisé dans les forêts boréales et en Amérique du Nord. De plus, nos connaissances sur la biodiversité forestière sont partielles et biaisées. Certains taxons restent privilégiés au détriment d'autres moins populaires ou plus difficiles à identifier. Aussi, les connaissances actuelles sur les dendromicrohabitats et les taxons associés reposent majoritairement sur des inventaires effectués depuis le sol. Pourtant, explorer les strates hautes, paraît essentiel pour renforcer nos connaissances sur la relation biodiversité'dendromicrohabitats. Ainsi, ce projet de doctorat décrira l'organisation des dendromicrohabitats et la diversité taxonomique et fonctionnelle des bryophytes, des lichens et des champignons dans les vieilles forêts boréales mixtes de l'Ouest du Québec'de la base à la cime des arbres. Nous analyserons ce que la répartition verticale révèle sur les relations écologiques et les conditions de vie des groupes taxonomiques ciblés et des dendromicrohabitats dans deux peuplements d'âge différent (103 et 266 ans) et sur deux essences d'arbre (Thuja occidentalis et Populus tremuloides). La distribution verticale sera établie grâce à deux méthodes d'exploration de la canopée pour l'identification de la biodiversité arboricole : la grimpe d'arbres comme technique d'accès pour l'échantillonnage direct et l'ADN environnemental de l'eau de ruissellement des troncs comme méthode novatrice d'échantillonnage indirect. L'approche multi-scalaire, multi-taxonomique et fonctionnelle de ce travail apportera une nouvelle perspective sur le rôle indicateur de biodiversité des dendromicrohabitats et améliorera les pratiques de conservation et d'aménagement.
43. Madeleine Agnès Flore Nabeina Bassoung
Cartographie haute résolution de la texture des sols forestiers québécois par fusion de modèles d'apprentissage machine
Abstract Vote
Cartographie haute résolution de la texture des sols forestiers québécois par fusion de modèles d'apprentissage machine
- Madeleine Agnès Flore Nabeina Bassoung (nabm2801@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Mickaël Germain (mickael.germain@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Osvaldo Valeria (osvaldo.valeria@uqat.ca), UQAT
- Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca), UQAT
Au Québec, la gestion durable des forêts nécessite une cartographie précise des propriétés physico-chimiques des sols. Les méthodes conventionnelles offrent une résolution spatiale et temporelle limitée. L'intégration de la télédétection et de l'apprentissage machine permet désormais de cartographier les sols à haute résolution. Des travaux récents au Québec ont permis le développement d'outils cartographiques à 100 m de résolution pour caractériser les sols forestiers. Cette étude s'inscrit dans cette avancée, en évaluant différents modèles d'apprentissage machine (XGBoost, Random Forest, réseaux de neurones) pour prédire la texture des sols forestiers. L'objectif est d'améliorer la résolution spatiale récente en identifiant les forces et limites de chaque modèle afin d'intégrer une approche de fusion. L'analyse porte sur trois paysages forestiers de superficie 36 000 km² chacun: l'Abitibi, la Montérégie et le Lac Saint-Jean. Ces territoires ont été sélectionnés en raison de la distribution non uniforme des données pédologiques disponibles au Québec et de l'incertitude spatiale qui y est associée. Cette approche permet d'évaluer la robustesse des modèles face à différentes conditions environnementales. Les modèles utilisent des données multisources (Sentinel-2, Landsat, Radarsat1, variables topographiques dérivées du LiDAR, données climatiques). Les performances varient selon les modèles, les fractions texturales et les paysages. Par exemple, pour l'argile en surface (0-15 cm), Random Forest atteint des R² de 0.52 en Abitibi, 0.23 en Montérégie et 0.17 au Lac Saint-Jean, tandis que XGBoost obtient 0.50, 0.30 et 0.26 respectivement. Le passage de Random Forest à XGBoost améliore les prédictions de 30% en Montérégie et de 53% au Lac Saint-Jean, tandis qu'en Abitibi, Random Forest maintient une légère supériorité de 4%. Les réseaux de neurones montrent des performances presque intermédiaires avec des R² de 0.08, 0.2 et -0.17. Ces résultats mettent en évidence une très grande variabilité, selon les modèles utilisés, ce qui peut générer des résultats conflictuels. Cette recherche améliore les outils opérationnels de cartographie de la texture des sols forestiers en identifiant les modèles performants selon les contextes pédoclimatiques, contribuant ainsi à une gestion forestière durable.
44. Maxim Nicolle
L'héritage écologique et génétique des populations les plus septentrionales de bouleaux à papier dans les parcs nationaux Kuururjuaq et Ulittaniujalik
Abstract Vote
L'héritage écologique et génétique des populations les plus septentrionales de bouleaux à papier dans les parcs nationaux Kuururjuaq et Ulittaniujalik
- Maxim Nicolle (maxim.nicolle@uqar.ca), UQAR
- Guillaume de Lafontaine (guillaume_delafontaine@uqar.ca), UQAR
Les populations marginales situées à la limite froide de l'aire répartition des espèces devraient répondre en premier au réchauffement climatique. Les peuplements les plus nordiques du Québec de bouleau à papier (Betula'papyrifera) se trouvent dans les parcs nationaux Kuururjuaq et Ulittaniujalik au Nunavik. La présence de ces peuplements marginaux est énigmatique, car l'espèce est typiquement compagne dans l'écotone de la forêt mixte au sud du Québec où elle s'établit à la suite d'une perturbation. Pourtant, aucune perturbation majeure n'aurait eu lieu dans ces parcs lors du dernier millénaire. L'origine historique et la dynamique éco-évolutive des peuplements marginaux du Nunavik pourraient alors différer de celles des bétulaies méridionales. Par exemple, l'isolement géographique des populations du Nunavik pourrait signifier un faible flux de gènes avec les populations au sud. En combinaison avec une forte pression de sélection, cet isolement géographique peut mener à des adaptations locales. Ainsi, les objectifs sont (1) de déterminer l'origine et l'âge minimal d'établissement de ces populations, (2) d'évaluer leur trajectoire démographique actuelle et (3) d'inférer leur dynamique évolutive en comparant leurs patrons de diversité génétique avec ceux de peuplements méridionaux. Dans chaque peuplement du Nunavik, des échantillons de sol minéral seront récoltés et traités par analyse macrofossile des charbons du sol afin de reconstituer l'historique des feux et la composition forestière à l'échelle du peuplement. Des mesures dendrométriques et dendrochronologiques (DHP, hauteur, carotte, régénération) seront aussi prélevés dans chacun de ces peuplements pour évaluer la trajectoire démographique. Des tissus foliaires seront récoltés dans les peuplements du Nunavik ainsi qu'une trentaine de sites à travers le Québec. L'ADN sera extrait et génotypé afin de renseigner sur l'historique démographique, les adaptations locales des populations du Nunavik et les patrons de diversité génétique du bouleau à papier, qui n'ont jamais été étudiés au Québec.
45. Cyprien Nicolleau-Perkisn
Une histoire gravée dans le charbon : Reconstitution de la dynamique de la forêt ancienne du Lac-des-Baies
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Une histoire gravée dans le charbon : Reconstitution de la dynamique de la forêt ancienne du Lac-des-Baies
- Cyprien Nicolleau-Perkisn (nicc0005@uqar.ca), UQAR
- Guillaume de Lafontaine (guillaume_delafontaine@uqar.ca), UQAR
- Pierre Grondin (pierre.grondin@mrnf.gouv.qc.ca), MRNF

À l’intérieur de l’écotone de la forêt mixte, la dynamique forestière résulte d’interactions complexes entre les régimes de perturbations et les conditions environnementales. Au Bas-Saint-Laurent, plusieurs espèces composant les peuplements feuillus et résineux atteignent leur limite de répartition. Dans un écosystème forestier exceptionnel de la région, la forêt ancienne du Lac-Des-Baies, l’interface entre forêt résineuses et feuillues a été étudiée entre deux anciens peuplements adjacents, soit une cédrière à sapin et une érablière à sucre.
L’analyse des charbons de bois enfouis a permis d’évaluer si la différence entre ces deux peuplements résulte de trajectoires historiques distinctes ou de dynamiques plus récentes. Pour chacun des deux sites, dix échantillons de sol (750 cm³) ont été prélevés à partir des horizons organiques et minéraux, et la structure forestière a été caractérisée. Les particules de charbon de bois ≥ 4mm ont été extraits des sols et identifiés au genre ou à l’espèce à partir des critères microanatomiques.
Les résultats (attendus d’ici la fin mai) permettront de déterminer si les peuplements adjacents de cédrière et d’érablière ont eu une composition forestière similaire dans le passé malgré la structure contemporaine divergente. Une meilleure compréhension des processus ayant conduit à l’établissement de peuplements contrastés au sein de cette forêt ancienne et des conditions nécessaires à leur persistance contribuera à l’avancement des connaissances sur les trajectoires forestières et à l’élaboration de stratégies de conservation dans l’écotone de la forêt mixte.
46. Jonathan Pierre
Le zonage permet-il l'intégration des services écologiques et le maintien de la biodiversité en milieu forestier au Québec ?
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Le zonage permet-il l'intégration des services écologiques et le maintien de la biodiversité en milieu forestier au Québec ?
- Jonathan Pierre (jonathan.pierre.1@ulaval.ca), Université Laval
- Jérôme Cimon-Morin (jerome.cimon-morin@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Jérôme Dupras (jerome.dupras@uqo.ca), UQO
La mise en application du concept de la multifonctionnalité en milieu forestier québécois constitue un défi requérant une planification spatiale intégrée qui prend en compte la dimension socio-écologique des forêts. Afin que celles-ci puissent remplir simultanément leurs fonctions et fournir une multitude de services écologiques à la population, leur gestion implique de concilier les multiples usages du territoire existants et d'intégrer une diversité de perspectives. Ce projet vise à proposer une approche d'allocation des vocations du territoire fondée sur les valeurs des services écologiques afin de maximiser les bénéfices rendus par les écosystèmes forestiers à la société. Un ensemble de services écologiques a été cartographié sur le territoire de la communauté atikamekw de Manawan, au Québec. Cette caractérisation spatialise les ressources matérielles ainsi que les bénéfices immatériels liés aux expériences socioculturelles. Elle quantifie également les fonctions de régulation et de soutien essentielles au bien-être humain et à celui des écosystèmes forestiers. La cartographie des services tient compte à la fois de l'apport biophysique et de la demande humaine locale dans la quantification de leur provision écologique. La cartographie des services écologiques a servi d'intrant au logiciel Marxan with Zones pour générer des scénarios visant à optimiser la multifonctionnalité du territoire à l'étude. Plusieurs configurations de zones ont été comparées, allant d'options en privilégiant la conservation ou le développement économique à des alternatives visant l'équilibre entre ces orientations. Les résultats de cette analyse visent à démontrer que l'optimisation de l'allocation des terres permet de minimiser les compromis entre la conservation, la foresterie intensive et les zones à usage mixte, et d'augmenter la valeur totale des services écologiques générés par les écosystèmes forestiers. L'approche est ici présentée comme un cadre exploratoire, dont les retombées pourraient soutenir l'aménagement intégré des forêts, en facilitant la conciliation d'une pluralité de valeurs socio-écologiques dans les processus de planification territoriale.
47. Maryssa Plante-Corbin
Effet de l'arrêt des activités anthropiques sur le comportement du caribou forestier
Abstract Vote
Effet de l'arrêt des activités anthropiques sur le comportement du caribou forestier
- Maryssa Plante-Corbin (mpcorbin@etu.uqac.ca), UQAC
- Jacques Ibarzabal (jacques_ibarzabal@uqac.ca), UQAC
- Sabrina Plante (Sabrina.Plante@environnement.gouv.qc.ca), MELCCFP
- Martin Leclerc (martin_leclerc@uqac.ca), UQAC
Les activités anthropiques sont observées dans presque tous les biomes de la planète. Plusieurs études se sont intéressées à l'effet de ces activités sur le comportement et la survie des espèces animales, mais il est difficile de différencier l'effet des structures anthropiques (p. ex. une route) de celui de leur fréquentation par les humains. Les événements d'anthropause, c'est-à-dire des périodes de réduction importante des activités anthropiques, pourraient cependant nous permettre de mieux discerner l'effet des structures anthropiques de celui de leur utilisation par les humains. Au Québec, deux événements d'anthropauses ont eu lieu récemment en forêt boréale, soit en 2020 lors de la pandémie de COVID-19 et en 2023 lors d'importants feux de forêt. Ces deux périodes d'anthropause pourront aider à mieux comprendre leurs effets sur le comportement du caribou forestier, une espèce sensible aux perturbations anthropiques. Plus précisément, je vise à déterminer comment ces périodes influencent 1) la taille des domaines vitaux du caribou et 2) la sélection de l'habitat, particulièrement l'évitement des routes forestières. Je prédis qu'en période d'anthropause, la taille des domaines vitaux augmentera et l'évitement des routes sera moins prononcé. J'étudierai également si la mortalité des caribous diffère durant ces périodes. Les données télémétriques de 888 caribous forestiers au Québec, collectées entre 2017 et 2025 par le MELCCFP, seront utilisées. L'année 2020 et l'été 2023 représenteront les périodes d'anthropause et seront comparées aux autres années du suivi. La taille des domaines vitaux sera calculée avec un estimateur de densité de kernel et l'évitement des routes sera évalué à l'aide de fonctions de sélection des ressources. Les résultats obtenus permettront de dissocier l'effet des structures anthropiques de celui de leur fréquentation par les humains. De plus, ils contribueront à une meilleure compréhension de l'effet de la présence humaine sur le comportement du caribou forestier et pourront ultimement soutenir les pratiques de gestion et de conservation du caribou forestier en forêt boréale aménagée.
48. Diary Orimbato Rabearimanana
Influence des stratégies de restauration des parcs à résidus miniers sur l'empreinte spatiale dans le paysage hors site
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Influence des stratégies de restauration des parcs à résidus miniers sur l'empreinte spatiale dans le paysage hors site
- Diary Orimbato Rabearimanana (rabd02@uqat.ca), UQAT
- Nicole Fenton (nicole.fenton@uqat.ca), UQAT
- Isabelle Demers (isabelle.demers@uqat.ca), UQAT
L'empreinte minière s'étend au-delà des limites du site en raison des dépôts de poussières provenant du site, de l'ouverture du paysage et des modifications des patrons de drainage liés aux aménagements miniers. Les travaux antérieurs montrent une diminution de la diversité et de la composition des communautés de sous-bois, ainsi qu'une accumulation de métaux lourds dans les zones périphériques des sites miniers. Le stade d'exploitation influence également l'empreinte minière. Les sites fermés présentent des empreintes réduites par rapport aux sites en exploitation. Cependant, la variabilité de l'empreinte minière selon les différents scénarios post-exploitation reste à approfondir, particulièrement dans un contexte où il existe différentes méthodes de restauration des parcs à résidus et de l'abondance des sites non restaurés dans le paysage boréal de l'Abitibi-Témiscamingue, qui est l'une des principales régions minières du Québec. Cette étude vise à analyser l'influence des stratégies de restauration des parcs à résidus sur l'empreinte minière (hors site) en quantifiant la richesse spécifique et le recouvrement en bryophytes terricoles, le recouvrement en lichens et les concentrations en métaux dans les bryophytes et dans le sol. Les données ont été collectés autours de 13 parcs à résidus présentant différentes caractéristiques de restauration (ex : restaurés ou non, méthodes de contrôle du drainage minier acide variées) dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue. Des modèles statistiques permettront de comparer les sites restaurés et non restaurés ainsi que les différentes méthodes de restaurations, et ce, en fonction de différents paramètres comme la méthode de restauration appliquée, la topographie et structure des parcs, la distance au site, ainsi que le type de peuplement dans le paysage hors site. Les parcs non restaurés pourraient présenter une plus grande empreinte minière que ceux qui sont restaurés, et que la taille de l'empreinte minière varierait d'une méthode de restauration à une autre. Cette étude permettra d'améliorer les connaissances sur les pratiques minières et de définir des zones tampons adaptés pour mieux intégrer le paysage hors site dans les plans de restauration minière.
49. Rindra Fanomezana Ranaivomanana
Optimisation des stratégies de lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette dans la planification de l'aménagement forestier
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Optimisation des stratégies de lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette dans la planification de l'aménagement forestier
- Rindra Fanomezana Ranaivomanana (ranaivomanana.rindra_fanomezana@courrier.uqam.ca), UQAM
- Daniel Kneeshaw (kneeshaw.daniel@uqam.ca), UQAM
- Mathieu Bouchard (mathieu.bouchard@sbf.ulaval.ca), Université Laval
Les épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana, Clem., TBE) sont l'une des perturbations les plus importantes dans l'est du Canada. Au Québec, les interventions contre la TBE comprennent la pulvérisation aérienne de l'insecticide biologique Btk (Bacillus thuringiensis var. kurstaki), ainsi que des stratégies de récolte. Cette étude vise à optimiser les résultats de l'aménagement forestier en comparant différentes stratégies de lutte contre la TBE. L'analyse est réalisée avec Woodstock Optimization, un logiciel de planification forestière de Remsoft, en simulant l'évolution d'une unité d'aménagement forestier (UAF) dans la région de la Mauricie sur 20 ans. Les stratégies évaluées comprennent plusieurs scénarios de pulvérisation de Btk durant une épidémie (ex. tous les 1 à 3 ans après une défoliation modérée ou sévère) et différentes approches de récolte (ex. récolte préventive, coupe de récupération) tout en considérant les caractéristiques écologiques (ex. composition, âge) et les contraintes opérationnelles (ex. accessibilité). Les objectifs d'optimisation sont définis pour évaluer les stratégies permettant le maintien ou l'optimisation de l'approvisionnement en bois, la limite des pertes de volume de bois ou d'habitat dues aux perturbations, et la prise en compte de la faisabilité et du coût de chaque stratégie. Les résultats attendus incluent une variabilité spatio-temporelle des stratégies de lutte au sein de l'UAF, liée aux différences de caractéristiques forestières, d'accessibilité et de sévérité des épidémies. Cette approche permettrait de structurer la comparaison des stratégies de lutte et d'identifier les conditions dans lesquelles certaines stratégies sont privilégiées, afin d'appuyer leur intégration dans la planification de l'aménagement forestier à moyen terme.
50. Nasolo Tokiniaina Randriambeloson
Explorer ou investir : plasticité des stratégies racinaires en réponse à la diversité et à la densité chez des espèces ligneuses boréales
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Explorer ou investir : plasticité des stratégies racinaires en réponse à la diversité et à la densité chez des espèces ligneuses boréales
- Nasolo Tokiniaina Randriambeloson (nasolotokiniaina.randriambeloson@uqat.ca), UQAT
- Vincent Poirier (vincent.poirier@uqat.ca), UQAT
- Annie DesRochers (annie.desrochers@uqat.ca), UQAT

La revégétalisation des sites miniers abandonnés à l'aide d'espèces ligneuses boréales représente une option intéressante pour la restauration des écosystèmes dégradés. Toutefois, l'utilisation de ces espèces demeure limitée par un manque de connaissances sur leur écologie racinaire et par la crainte que leurs systèmes racinaires puissent compromettre l'intégrité des systèmes de recouvrement artificiels (technosols). Nous avons testé l'effet de la diversité spécifique ligneuse, de la densité de plantation et du type de sol sur les stratégies racinaires de trois espèces boréales (Picea mariana (Mill) B.S.P., Pinus banksiana Lamb. et Alnus viridis subsp. crispa) typiquement rencontrées dans les milieux boréaux perturbés et aux stades précoces de succession. Une expérimentation en serre de six mois a été menée en mésocosmes selon un dispositif expérimental modifié de Nelder, combinant des plantations monospécifiques et plurispécifiques, quatre niveaux de densité de plantation et deux substrats contrastés (pauvre et fertile). La longueur spécifique des racines (SRL) et la biomasse racinaire ont été mesurées et analysées à l'aide de modèles linéaires. Les résultats montrent que la SRL était significativement plus élevée en association plurispécifique, indépendamment de l'espèce, suggérant une stratégie d'exploration accrue du sol en présence de voisins hétérospécifiques. En revanche, l'effet de l'association interspécifique sur la biomasse racinaire était dépendant de l'espèce; La biomasse a diminué chez Picea mariana alors que les deux autres espèces avaient des biomasses similaires. La densité de plantation a influencé différemment les traits racinaires, révélant un découplage entre exploration (SRL élevée à forte densité) et investissement en biomasse (plus élevé à faible densité). Enfin, les réponses au type de sol ont varié selon l'espèce, témoignant de stratégies fonctionnelles contrastées en conditions édaphiques contraignantes. Ces résultats contribuent à mieux comprendre les stratégies racinaires des espèces ligneuses boréales et fournissent des éléments clés pour orienter leur intégration sécuritaire dans les projets de restauration de sites miniers.
51. Ariadna Rodriguez Chamorro
Réponse du microbiome à la gestion de végétation dans une forêt boréale mixte
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Réponse du microbiome à la gestion de végétation dans une forêt boréale mixte
- Ariadna Rodriguez Chamorro (ariadna.rodriguez-chamorro.1@ulaval.ca), Université Laval
- Dennis Alejandro Escolástico Ortiz (dennis.escolastico-ortiz.1@ulaval.ca), Université Laval
- Marie Josée Morency (marie-josee.morency@NRCan-RNCan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Patrick Gagné (patrick.gagne@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Jérôme Laganière (jerome.laganiere@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Michael Hoepting (michael.hoepting@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFGL
- Evelyne Thiffault (evelyne.thiffault@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Nelson Thiffault (nelson.thiffault@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CCFB
- Christine Martineau (christine.martineau@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
La forêt boréale mixte allie une forte valeur commerciale à une biodiversité riche. Après la coupe, la plantation de conifères est souvent nécessaire pour maintenir la composante résineuse des peuplements. Le succès d'établissement des plants est influencé par la concurrence végétale; la gestion de la végétation s'avère souvent nécessaire. Or, la modification de la végétation et, potentiellement, de la teneur en matière organique du sol pourraient affecter le microbiome du sol, crucial pour les cycles biogéochimiques. Nous posons l'hypothèse que l'intensité de la maîtrise de la végétation lors des premières années d'une plantation d'épinette blanche modifie la diversité et altère la composition du microbiome du sol. Nous avons ainsi évalué la réponse du microbiome à un gradient d'intensité de gestion de la végétation appliquée sur un site en forêt boréale mixte (Timmins, Ontario). Quinze ans après la fin des traitements, nous avons réalisé des inventaires de végétation et prélevé des échantillons de sol pour mesurer leurs propriétés physico'chimiques et caractériser les communautés bactériennes et fongiques par une approche de métabarcodage de l'ADN du sol. Nos résultats montrent que la maîtrise complète des espèces ligneuses entraîne une restructuration marquée de la communauté fongique et, dans une moindre mesure, de la communauté bactérienne. En revanche, une maîtrise ciblée autour des épinettes plantées exerce moins d'effet sur le microbiome du sol. Les variations observées sont expliquées par l'interaction entre le traitement de gestion de la végétation et les caractéristiques de la parcelle, et corrélées aux valeurs de pH, de carbone et d'azote du sol, ainsi qu'à la végétation résiduelle. Sur le plan fonctionnel, les champignons ectomycorhiziens varient selon le type de traitement, ce qui pourrait influencer la productivité forestière et la résilience aux stress climatiques. Notre étude supporte le développement d'une sylviculture qui maintient la santé et la productivité des écosystèmes boréaux.
52. Lilisbeth Rodríguez-Castro
Phyllosphere bacterial communities of a tropical epiphytic cycad
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Phyllosphere bacterial communities of a tropical epiphytic cycad
- Lilisbeth Rodríguez-Castro (rodl4348@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Adriel Michel Sierra Pinilla (adriel-michel.sierra-pinilla@inrs.ca), Université Laval
- Juan Carlos Villarreal (juan-carlos.villarreal-aguilar@bio.ulaval.ca), Université Laval
- Kristin Saltonstall (saltonstallk@si.edu), Smithsonian Tropical Research Institute
Phyllosphere microbial communities play an important role in plant growth and productivity, in particular for epiphytic species that grow isolated from soil nutrients. In this study, we characterized the phyllosphere microbiota of Zamia pseudoparasitica, the only know epiphytic cycad; in order to understand how spatial and seasonal factors determine microbial assembly within tropical forest canopies. We sampled 30 individuals across three forest sites in Panama during both the rainy and dry seasons and characterized their bacterial communities using DNA metabarcoding to describe the total bacterial community through the 16S rRNA gene, as well as the diazotrophic community using the nifH gene. The phyllosphere microbiota was dominated by taxa including members of the Rhizobiales, Frankiales, Pseudonocardiales, and Acetobacteriales, while the diazotrophic community was principally composed by Cyanobacteria. Alpha diversity revealed persistent patterns across sites and seasons, and no community differences were detected within sites between the rainy and dry seasons. Although pairwise comparisons identified some significant differences in community composition between sites and seasons, these differences explained only a small proportion of the overall variation. Beta diversity partitioning showed that microbial communities were more phylogenetically clustered than expected, indicating strong environmental or host filtering as major drivers of community structure. These finding suggest that Z. pseudoparasitica hosts a relatively stable and selectively assembled phyllosphere microbiota. Our study highlights the influence of host selection and habitat stability in shaping microbial assemblages in epiphytic plants, contributing to a wider understanding of ecological dynamics of microbial communities in tropical canopy ecosystems.
53. Juan Pablo Rodriguez-Garavito
Construire un Avenir Durable : leçons tirées de la Gouvernance Participative au sein du Réseau Latino-Américain de Forêts Modèles
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Construire un Avenir Durable : leçons tirées de la Gouvernance Participative au sein du Réseau Latino-Américain de Forêts Modèles
- Juan Pablo Rodriguez-Garavito (juan-pablo.rodriguez-garavito.1@ulaval.ca), Université Laval
- Bemmy Granados (bgranados@persimmoncolab.org), California State University Northridge
- Fernando Carrera (fcarrera@catie.ac.cr), Centro Agronómico Tropical de Investigación y Enseñanza (CATIE) / Red Latinoamericana de Bosques Modelo
- Leonardo Durán (leonardo.duran@umayor.cl), Universidad Mayor de Chile
- Max Yamauchi Levy (mlevy@ecoagriculture.org), EcoAgriculture Partners / 1000 Landscapes for 1 Billion People
Cette recherche analyse les facteurs humains, institutionnels et territoriaux qui permettent la durabilité des Alliances de Paysage au sein de la Red Latinoamericana de Bosques Modelo (RLABM), un réseau collaboratif actif depuis plus de vingt ans en Amérique latine. À travers une approche constructiviste'critique et une méthodologie de Recherche Communautaire Participative (CER), l'étude se fonde sur 20 entretiens semi'structurés, un travail de terrain, une immersion dans l'équipe de gestion régionale et une analyse qualitative systématique. Les résultats montrent que la pérennité d'une plateforme de gouvernance participative dépasse largement les cadres formels : elle repose essentiellement sur des dynamiques humaines fortes. Les facteurs les plus déterminants identifiés sont : la confiance, la légitimité, la communication, l'identité territoriale, ainsi qu'un leadership adapté au contexte social et culturel. Ces éléments, difficiles à construire et encore plus à maintenir, constituent le socle des processus de prise de décision collective. L'étude révèle que les Bosques Modelo fonctionnent comme des espaces neutres favorisant le dialogue, la résolution précoce des conflits et l'émergence d'intérêts communs entre des acteurs aux visions parfois opposées. Leur résilience dépend d'une identité locale robuste, d'une participation inclusive et de capacités d'adaptation développées à travers le capital humain accumulé dans chaque territoire. Le leadership légitime, fondé sur l'écoute, la transparence et la confiance, apparaît comme un pilier permettant de traverser les instabilités politiques, les changements institutionnels et les crises financières. Enfin, la recherche souligne la nécessité d'un soutien continu aux compétences locales'notamment en communication, facilitation et gestion collaborative'ainsi qu'un financement flexible favorisant des processus de long terme plutôt que des résultats rapides. Les conclusions offrent des pistes concrètes pour renforcer les plateformes de gouvernance territoriale et contribuer à une Gestion Intégrée du Paysage plus équitable et durable en Amérique Latine.
54. Joel Rumson
Régénération et croissance forestières: méta-analyse de l'efficacité des outils de gestion de la végétation
Abstract Vote
Régénération et croissance forestières: méta-analyse de l'efficacité des outils de gestion de la végétation
- Joel Rumson (jorum@ulaval.ca), Université Laval
- Olivier Villemaire-Côté (olivier.villemaire-cote.1@ulaval.ca), Université Laval
- Nelson Thiffault (nelson.thiffault@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CCFB
La régénération forestière est essentielle au maintien de la productivité et de la résilience de l'écosystème boréal canadien. Une gestion efficace de la végétation favorise la réussite de la régénération, mais l'optimisation des traitements demeure complexe. Notre processus décisionnel doit ainsi être amélioré pour mieux soutenir l'aménagement forestier et l'adaptation face aux changements climatiques, aux politiques et à aux perceptions sociales. Notre objectif est de quantifier l'influence des traitements de gestion de la végétation sur la réussite de la régénération en forêt boréale en fonction de leur classification écologique. Nous identifierons les classes écologiques les plus déterminantes et comparerons l'efficacité des traitements dans le but d'orienter une réduction stratégique des herbicides. Cette méta-analyse synthétisera des études boréales à l'aide de modèles méta-analytiques multiniveaux. Les ratios logarithmiques de réponse quantifieront les résultats de régénération dans des plans d'étude imbriqués. Des méta-régressions à effets mixtes, des régressions segmentées et des modèles additifs généralisés évalueront les interactions et les seuils écologiques influençant l'efficacité des traitements. Nous prédisons que les classifications écologiques de l'étage dominant et du sous-bois moduleront l'efficacité des traitements. Plus précisément, la méta-analyse devrait permettre de distinguer les classifications écologiques où des alternatives aux herbicides assurent une réussite de régénération comparable, celles où des approches intégrées sont nécessaires et celles où les traitements chimiques demeurent les plus efficaces. Ces résultats offriront un cadre pour harmoniser les traitements aux classifications écologiques et soutenir des décisions fondées sur des données probantes dans la forêt boréale. En identifiant où les alternatives aux herbicides sont efficaces, ils pourraient soutenir les droits autochtones, réduire les conflits sociaux et favoriser une gestion forestière maintenant la biodiversité et la productivité dans les forêts boréales de l'est du Canada.
55. Naik S Balaji
Use of bio-inputs in the ecological restoration of iron ore mine sites in northern Quebec, Canada
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Use of bio-inputs in the ecological restoration of iron ore mine sites in northern Quebec, Canada
- Naik S Balaji (balajinaik.naik99@gmail.com), Université Laval
- Khasa Damase (Damase.Khasa@ibis.ulaval.ca), Université Laval
- Lamhamedi Mohammed (mohammed-sghir.lamhamedi.1@ulaval.ca), Université Laval
- Gumière Thiago (Thiago.Gumiere@fsaa.ulaval.ca), Université Laval
- Evelyne Thiffault (evelyne.thiffault@sbf.ulaval.ca), Université Laval
Mine waste piles in boreal regions can remain sparsely vegetated for decades, limiting carbon storage, biodiversity recovery, and water protection. This study evaluates an operationally scalable, microbe-assisted revegetation approach on iron mining waste piles operated by Tata Steel Minerals Canada Ltd. near Schefferville (Québec and Newfoundland & Labrador, Canada). Two field sites (Good Wood, QC; Timmins 7, NL) test whether targeted microbial symbionts and planting design accelerate establishment of native woody cover compared with standard herbaceous reclamation. The field trial uses a replicated split'split plot design. Whole plots compare seedlings produced with versus without microbial inoculum; subplots test two planting densities (100×100 cm and 150×150 cm); and sub-subplots include (i) native woody planting treatments, (ii) a business-as-usual treatment following industry standards (herbaceous mixture), and (iii) a negative control (no intervention). Woody species were selected for functional complementarity and regional relevance: green alder (Alnus viridis ssp. crispa), glandular birch (Betula glandulosa), and black spruce (Picea mariana). Alder seedlings were inoculated with Frankia sp. ACN10a and Hebeloma crustuliniforme, while birch received a consortium of ectomycorrhizal and endophytic fungi (Meliniomyces bicolor, Phialocephala fortinii, Cadophora finlandica). Black spruce seedlings were planted without inoculation. Windbreak plantings were added to reduce exposure and improve microsite stability. Herbaceous cover was established by hydroseeding with an oat nurse crop and a native dry-soil mix. Monitoring beginning June 2026 will quantify survival, height/diameter growth, foliar nutrients, photosynthesis and gas exchange, symbiosis development (nodule formation and mycorrhizal colonization), and potential metal uptake. Results will be synthesized into practical recommendations on when inoculation and planting density provide measurable gains under boreal mine-waste constraints, improving recovery trajectories toward self-sustaining woody cover on severely disturbed northern substrates.
56. Laura Sanin Colorado
Endogenous and environmental factors explaining the Individual Variation in yield in maple
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Endogenous and environmental factors explaining the Individual Variation in yield in maple
- Laura Sanin Colorado (lsanin@etu.uqac.ca), UQAC
- Debora Coelho da Silva (debora.coelho@unesp.br), Sao Paulo State University
- Roberto Silvestro (rsilvest@uqac.ca), UQAC
- Sergio Rossi (sergio.rossi@uqac.ca), UQAC
Maple exhibits a wide individual variability in sap yield. Understanding the endogenous and environmental drivers behind this variability is important for tree selection and management of the sugarbushes. Our project aims to assess the drivers of sap yield by combining morphological measurements and xylem anatomical analyses in maple. Eighty maples from a sugarbush in Laterrière, QC, Canada, will be tapped using a traditional bucket collection system to record individual sap production. Sap volume and sugar concentration (°Brix) will be measured daily throughout the entire sugar season. Tree characteristics, including diameter, height, and crown shape and dimensions will be measured to describe differences in tree size and structure. Microenvironmental conditions and neighboring trees will also be measured. Wood cores will be collected and processed in the lab to analyze xylem anatomy, including parenchyma structure, vessel diameter and density, and fiber length. Sap yield and sap quality will be compared among trees and related to morphological, anatomical, and stand variables to identify the traits most strongly associated with sap yield and quality. Our results will explain why some trees perform better in sap production. The findings will provide insights for tree selection and sustainable management strategies, supporting more efficient and informed decision-making for the maple industry.
57. Louis-Lou Tardif-Samson
Évaluation de l'empreinte carbone biogénique des lignes de transport d'électricité traversant les milieux forestiers à l'aide du LiDAR aéroporté
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Évaluation de l'empreinte carbone biogénique des lignes de transport d'électricité traversant les milieux forestiers à l'aide du LiDAR aéroporté
- Louis-Lou Tardif-Samson (louis-lou.tardif-samson.1@ulaval.ca), Université Laval
- Alexandre Morin-Bernard (alexandre.morin-bernard@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Evelyne Thiffault (evelyne.thiffault@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Maude Larochelle (larochelle.maude@hydroquebec.com), Hydro-Québec
- Yann Chavaillaz (chavaillaz.yann@hydroquebec.com), Hydro-Québec
Les emprises de lignes électriques constituent des perturbations anthropiques majeures influençant la dynamique du carbone forestier. Le réseau de transport d'Hydro-Québec s'étend sur plus de 35 000 km et traverse les domaines bioclimatiques de la province, maintenant une végétation arbustive basse pour des raisons de sécurité. La mise à l'échelle des études terrain pour évaluer l'empreinte carbone globale de ces réseaux demeure un défi méthodologique majeur, limitant leur intégration dans les bilans carbone provinciaux. Ce projet vise à développer des estimations spatialement explicites des stocks de carbone dans les emprises, lisières et forêts adjacentes en combinant LiDAR aéroporté, inventaires terrain et imagerie satellitaire. Les objectifs sont de quantifier les gradients de biomasse entre zones, développer des modèles prédictifs LiDAR'carbone calibrés le long d'un gradient bioclimatique provincial, et cartographier l'empreinte carbone à l'échelle du réseau. L'étude repose sur 17 sites couvrant cinq domaines bioclimatiques. Des placettes de 400 m² positionnées perpendiculairement aux lignes de transport permettent de mesurer la biomasse selon trois zones : emprise, lisière (30 m) et forêt témoin (60 m). Ces données sont couplées à des acquisitions LiDAR de faible intensité (~10 pts/m²) couvrant 2 770 km de corridors. Des métriques structurales seront et reliées à la biomasse via des modèles statistiques. L'approche par zones permettra ensuite de cartographier la biomasse à résolution fine (10-20 m) sur l'ensemble du réseau. Cette recherche produira des cartes continues permettant de quantifier l'empreinte carbone totale et d'identifier les secteurs selon les caractéristiques bioclimatiques. Elle fournira une méthodologie reproductible reliant métriques LiDAR et stocks de carbone dans les écosystèmes forestiers traversés par des infrastructures linéaires. Les résultats amélioreront la compréhension des perturbations linéaires sur la dynamique du carbone forestier et informeront le développement futur de ces infrastructures, contribuant aux bilans carbone d'Hydro-Québec et aux stratégies de gestion durable.
58. Noémie Tremblay
Analyse de l'utilisation des corridors écologiques en périphérie du parc de la Gatineau par la grande faune
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Analyse de l'utilisation des corridors écologiques en périphérie du parc de la Gatineau par la grande faune
- Noémie Tremblay (tren30@uqo.ca), UQO
- Angélique Dupuch (angelique.dupuch@uqo.ca), UQO
- Sylvain Delagrange (sylvain.delagrange@uqo.ca), UQO
Une compréhension approfondie du degré de fragmentation du territoire et de la connectivité entre ses réservoirs naturels est cruciale pour maintenir la biodiversité. En périphérie du parc de la Gatineau, 12 corridors écologiques ont été identifiés dans des études précédentes. Toutefois, l'identification de ces corridors reste incertaine et préliminaire, nécessitant de ce fait une validation empirique de leur utilisation par la grande faune. Ce projet vise donc à évaluer l'utilisation de ces 12 corridors par la grande faune, en sélectionnant l'ours noir (Ursus americanus) et le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) comme espèces cibles représentant les grands mammifères de la région. Pour ce faire, ce projet va initialement estimer l'utilisation des 12 corridors par ces deux espèces via 60 pièges photographiques installés dans les corridors et le parc. Leur utilisation par les deux espèces sera mesurée à l'aide du taux de détection des individus (nb. d'individus/jrs). L'hypothèse de travail est que si les corridors sont de bonne qualité, ils seront utilisés de manière équivalente au Parc, et auront donc un taux de détections identique (ou supérieur) au taux de détection à l'intérieur du parc. De plus, des données de collisions routières avec la faune seront également utilisées afin de valider l'emplacement spatial des corridors. Cette étude va répondre à un besoin crucial de gestion des corridors fauniques dans une région où les conflits entre la faune et les humains sont fréquents. Ce projet est donc pertinent non seulement pour la conservation des espèces étudiées et la gestion des espaces naturels et des parcs, mais également pour la gestion des infrastructures humaines dans la région.
59. Tanjena Khatun Tuli
Influence of Diversity and Historical and Sudden Shifts in Water Availability on Tree Growth and Associated Changes in Hydraulic-Anatomical Traits
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Influence of Diversity and Historical and Sudden Shifts in Water Availability on Tree Growth and Associated Changes in Hydraulic-Anatomical Traits
- Tanjena Khatun Tuli (tuli.tanjena_khatun@courrier.uqam.ca), UQAM
- Eric Searle (eric.searle@ontario.ca), UQAM
- Valentina Buttò (valentina.butto@uqat.ca), UQAT
- Morgane Urli (urli.morgane@uqam.ca), UQAM
Droughts impose intense water stress on trees, influencing their survival and growth. Long-term tree survival and growth require balance among functions, e.g., safety, efficiency, and mechanical support, trade-offs among which involve complex interactions with structural adaptations. For example, under water stress, trees need to adjust anatomically to ensure protection (i.e., safety) against embolism while maintaining water transport (i.e., efficiency). However, little is known about these trade-offs and their modifications by community diversity and water availability. Community hydraulic trait diversity can enhance forest drought resilience by increasing the likelihood that drought-resistant strategies are present (insurance hypothesis). When competition is the dominant stress, diversity could benefit tree communities by increasing niche complementarity. In this study, we will investigate how community diversity and changing water availability shape hydraulic and anatomical traits both before and after a sudden shift in water availability. The experimental tree communities were established at the IDENT experiment in Sault Ste. Marie, Ontario, in monoculture and mixture of different species, including Acer saccharum, Betula papyrifera, Larix laricina, Pinus strobus, and Picea glauca, and has experienced high (230% of ambient) and low (70% of ambient) water treatments since 2014. Irrigation was stopped in 2024 before the growing season, and communities previously grown in high-water were converted into low-water to simulate drought. Two microcores will be collected from at least ten trees per species and treatment combinations during October 2026. Tree rings will be analyzed to measure ring width and xylem anatomical traits like conduit dimensions and frequency. Both diversity and shift in water availability are expected to influence tree growth, with trees previously experiencing high water availability exhibiting traits prioritizing hydraulic efficiency, and those in low water availability exhibiting traits prioritizing hydraulic safety. Understanding trees'structural adaptation to changing water availability is essential for predicting their adaptability to future environmental changes.