Concours d'affiches
Le concours des meilleures affiches est réservé aux étudiants.es membres du CEF et seulement ces affiches seront numéroté pour voter. Il s'agit d'un vote du public. Les affiches non éligibles sont indiquées par le code NM/NE qui signifie Non-Membre/Non-Étudiant. Vous devez utiliser votre code personnel envoyé à l'adresse courriel utilisée pour votre inscription.
Première place
- Un prix de 500$ versé par le CEF à la meilleure affiche
- L'Institut Forestier du Canada section Orléans, offrira un prix de 100$ et un abonnement d'un an à la revue Forestry Chronicle
Deuxième place
- Un prix de 250$ versé par le CEF à la seconde meilleure affiche
- L'Association forestière du sud du Québec (AFSQ) offrira un abonnement d'un an à la revue « Le progrès forestier »
Troisième place
- Un prix de 100$ versé par le CEF à la troisième meilleure affiche
Tous les lauréats sont invités à proposer un article pour la revue Le progrès forestier. Le dévoilement des gagnants aura lieu lors de la cérémonie de clôture. Soyez-y!
1. Alberto Jean Baptiste
Conséquences des épidémies de tordeuse de bourgeons de l'épinette sur la dynamique de carbone du sol à l'échelle des peuplements
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Conséquences des épidémies de tordeuse de bourgeons de l'épinette sur la dynamique de carbone du sol à l'échelle des peuplements
- Alberto Jean Baptiste (alberto.jeanbaptiste@uqat.ca), UQAT
- Kaysandra Waldron (kaysandra.waldron@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Xavier Cavard (xavier.cavard2@uqat.ca), UQAT
La forêt boréale occupe une place prépondérante dans le bilan carbone (C) mondial. Ses sols, riches en matières organiques, contiennent 43 % du C du sol mondial, mais ces stocks sont affectés par des perturbations naturelles et anthropiques. La tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) est l'insecte ravageur le plus prévalent des forêts boréales de l'est de l'Amérique du Nord, s'attaquant notamment au sapin baumier et à l'épinette noire. Les réductions de croissance des arbres sur plusieurs années diminuent le stock du C dans la végétation et le transfert de C vers les réservoirs de matière organique morte, après le pic initial dû à la mortalité des tiges. Au Québec, les coupes de récupération sont des pratiques courantes effectuées pour réduire les pertes économiques liées aux perturbations naturelles, mais ses effets sur la dynamique du C forestier, en comparaison avec la dynamique naturelle post-épidémique sont méconnus. Ainsi, l'objectif général de cette étude est d'évaluer les effets de la TBE et des coupes de récupération sur la dynamique du carbone organique du sol et le microbiote des sols. L'étude est réalisée sur la Côte-Nord, au Québec. Des parcelles ont été sélectionnées parmi des sapinières traitées à l'aide de l'insecticide biologique Bacillus thuringiensis var kurstaki par la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies, ainsi que parmi des pessières présentant naturellement différents degrés de mortalité et des peuplements coupés après les premières défoliations. Les sols ont été analysés pour déterminer la concentration en C et en éléments nutritifs, tandis que les arbres morts ont été dénombrés et mesurés afin d'estimer le C dans la nécromasse. Ces résultats devraient améliorer nos connaissances sur les effets de la TBE et des coupes de récupération sur la dynamique du C dans la matière morte en forêt boréale.
2. Aliane Becherrani
Étude de semis boréaux acclimatés et de leurs communautés microbiennes en contexte de restauration écologique minière
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Étude de semis boréaux acclimatés et de leurs communautés microbiennes en contexte de restauration écologique minière
- Aliane Becherrani (beca1601@usherbrooke.ca), Dépt. de Biologie, Université de Sherbrooke; Centre SÈVE, Faculté des Sciences, Université de Sherbrooke; Centre d?étude de la forêt (CEF)
- Julie Beaudin (julie.beaudin@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Jean-Philippe Bellenger (Jean-Philippe.Bellenger@USherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Françoise Cardou (francoise.cardou@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Pierre-Luc Chagnon (pierre-luc.chagnon@umontreal.ca), IRBV - Université de Montréal
- Isabelle Laforest-Lapointe (isabelle.laforest-lapointe@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
- Sébastien Roy (sebastien.roy@usherbrooke.ca), Université de Sherbrooke
Dans le Nord-du-Québec, sur le territoire d'Eeyou Istchee, Baie-James, le site Whabouchi opéré par Nemaska Lithium possède un gisement important de lithium de haute pureté. Cette minière désire implémenter une restauration écologique progressive de la halde de co-disposition qui sera composée de stériles d'amphibolite et de granulat de spodumène. Nous avons étudié cinq espèces végétales indigènes à ce territoire (le bouleau blanc, le peuplier baumier, le pin gris, le thé du Labrador et le myrique baumier) pour évaluer leur potentiel pour la revégétalisation de la future halde, sans avoir recours à des amendements organiques. Des semis d'une pépinière commerciale ont été employés pour évaluer l'effet d'une pré-acclimatation à l'environnement de la mine Whabouchi sur leur capacité d'adaptation aux stress abiotiques et favoriser leur performance végétale sur ces substrats perméables et très pauvres en nutriments. De manière à pré-acclimater les semis, nous les avons plantés sur le site en juin 2021, dans le sol naturel (composé de till glaciaire), sur lequel différents traitements de surface ont été appliqués : la tourbe, des mousses et/ou du matériel concassé représentatif de la composition minérale de la future halde. En juin 2022, les semis ont été transplantés vers une halde expérimentale pour étudier leur taux de survie et leur croissance. Nous avons évalué la présence d'une covariance entre la composition microbienne de la rhizosphère des plantes, la performance végétale et les traitements de pré-acclimatation des semis. Ces nouvelles connaissances seront utiles à plusieurs niveaux dans le cadre de la restauration écologique. D'abord, nous constatons qu'il est possible d'améliorer la diversité des espèces végétales indigènes employées en restauration minière et qu'il est possible d'améliorer la performance de celles-ci, même dans un environnement aussi stressant, à l'aide de méthodes de manipulation / acclimatation adéquates à chacune.
3. Andréanne Lagarde
Y a-t-il un bénéfice climatique à utiliser des biosolides papetiers comme fertilisant en populiculture plutôt que de les enfouir ?
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Y a-t-il un bénéfice climatique à utiliser des biosolides papetiers comme fertilisant en populiculture plutôt que de les enfouir ?
- Andréanne Lagarde (lagarde.andreanne@univ.teluq.ca), TELUQ
- Nicolas Bélanger (nicolas.belanger@teluq.ca), TELUQ
- Marc-André Carle (marc-andre.carle@teluq.ca), TELUQ
- Nelson Thiffault (nelson.thiffault@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CCFB
La hausse des émissions de CH4 constitue un levier des scénarios climatiques pessimistes. Le CH4 est émis par les sites d’enfouissement via la décomposition anaérobie de la matière organique, dont les biosolides papetiers. Certaines stratégies de gestion de ces biosolides offrent un potentiel de réduction des émissions de CH4. Ce projet vise à quantifier les bénéfices climatiques de la valorisation des biosolides papetiers comme fertilisant dans des plantations de peuplier hybride, comparativement à l’enfouissement. Une première composante du projet a porté sur la quantification des émissions de CH4 d’un site d’enfouissement d’une usine de pâtes et papiers. Un échantillonnage a été mené en 2024 et 2025 à l’aide de deux approches complémentaires, l’une visant les flux de fond, et l’autre la détection des épisodes d’oxydation (puits) et de flux pulsés de forte amplitude. Ces mesures ont alimenté une modélisation stochastique comptant l’amplitude et la fréquence des flux, suivie d’une annualisation de type Monte-Carlo. En parallèle, le bilan carbone de la chaîne opérationnelle de l’épandage de biosolides en plantation est en cours, en considérant différents scénarios (distances de transport, machineries, fréquences d’épandage, préparations terrain). Il compte les émissions des opérations (consommation de carburants, logistique) et le carbone stocké dans la biomasse et le sol. Les émissions annuelles médianes de CH4 du site d’enfouissement (2,97 t CO2-éq ha-1 an-1), liées à des événements rares de grande amplitude, constituent une composante clé du bilan. Ces estimations permettent de représenter le coût climatique évité par le détournement des biosolides vers les plantations. L’objectif ultime est de déterminer, pour chaque scénario, le délai pour que la plantation capte une quantité de CO2 équivalente à l’ensemble des émissions générées par l’enfouissement et par l’épandage des biosolides, permettant d’identifier le moment à partir duquel la carboneutralité est atteinte et de comparer la performance climatique des différentes options de gestion.
4. Ariadna Rodriguez Chamorro
Réponse du microbiome à la gestion de végétation dans une forêt boréale mixte
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Réponse du microbiome à la gestion de végétation dans une forêt boréale mixte
- Ariadna Rodriguez Chamorro (ariadna.rodriguez-chamorro.1@ulaval.ca), Université Laval
- Dennis Alejandro Escolástico Ortiz (dennis.escolastico-ortiz.1@ulaval.ca), Université Laval
- Marie Josée Morency (marie-josee.morency@NRCan-RNCan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Patrick Gagné (patrick.gagne@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Jérôme Laganière (jerome.laganiere@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
- Michael Hoepting (michael.hoepting@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFGL
- Evelyne Thiffault (evelyne.thiffault@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Nelson Thiffault (nelson.thiffault@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CCFB
- Christine Martineau (christine.martineau@nrcan-rncan.gc.ca), RNCan-SCF-CFL
La forêt boréale mixte allie une forte valeur commerciale à une biodiversité riche. Après la coupe, la plantation de conifères est souvent nécessaire pour maintenir la composante résineuse des peuplements. Le succès d'établissement des plants est influencé par la concurrence végétale; la gestion de la végétation s'avère souvent nécessaire. Or, la modification de la végétation et, potentiellement, de la teneur en matière organique du sol pourraient affecter le microbiome du sol, crucial pour les cycles biogéochimiques. Nous posons l'hypothèse que l'intensité de la maîtrise de la végétation lors des premières années d'une plantation d'épinette blanche modifie la diversité et altère la composition du microbiome du sol. Nous avons ainsi évalué la réponse du microbiome à un gradient d'intensité de gestion de la végétation appliquée sur un site en forêt boréale mixte (Timmins, Ontario). Quinze ans après la fin des traitements, nous avons réalisé des inventaires de végétation et prélevé des échantillons de sol pour mesurer leurs propriétés physico'chimiques et caractériser les communautés bactériennes et fongiques par une approche de métabarcodage de l'ADN du sol. Nos résultats montrent que la maîtrise complète des espèces ligneuses entraîne une restructuration marquée de la communauté fongique et, dans une moindre mesure, de la communauté bactérienne. En revanche, une maîtrise ciblée autour des épinettes plantées exerce moins d'effet sur le microbiome du sol. Les variations observées sont expliquées par l'interaction entre le traitement de gestion de la végétation et les caractéristiques de la parcelle, et corrélées aux valeurs de pH, de carbone et d'azote du sol, ainsi qu'à la végétation résiduelle. Sur le plan fonctionnel, les champignons ectomycorhiziens varient selon le type de traitement, ce qui pourrait influencer la productivité forestière et la résilience aux stress climatiques. Notre étude supporte le développement d'une sylviculture qui maintient la santé et la productivité des écosystèmes boréaux.
5. Arun Dayanandan
Plantations de caoutchouc et restauration forestière : dynamique de succession en Forêt atlantique du Brésil
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Plantations de caoutchouc et restauration forestière : dynamique de succession en Forêt atlantique du Brésil
- Arun Dayanandan (arun.dayanandan@yale.edu), Yale School of Forestry and Environmental Studies
- Amaya Sathurusinghe (amaya.sathurusinghe@yale.edu), Yale School of Forestry and Environmental Studies
- Kevin Flesher (kevinmflesher@yahoo.com.br), Reserva Ecológica Michelin
- Florencia Montagnini (florencia.montagnini@yale.edu), Yale School of Forestry and Environmental Studies
- Daniel Piotto (daniel.piotto@ufsb.edu.br), Universidade Federal do Sul da Bahia
- Mark Ashton (mark.ashton@yale.edu), Yale School of Forestry and Environmental Studies
Bien que les plantations commerciales à l'échelle industrielle soient souvent qualifiées de "déserts verts," elles peuvent également utiliser pour la récupération forestière dans des paysages dégradés. En utilisant une perspective de Relay Floristics (floristique relais), nous avons évalué la régénération des espèces ligneuse sous des plantations de caoutchouc (Hevea brasiliensis) abandonnées dans la Forêt Atlantique du Brésil, en comparaison avec deux contextes courants de restauration: des sites ouverts plantés activement et des forêts secondaires. Nous avons faire l'inventoire de la régénération ligneuse établie naturellement (semis, jeunes arbres, sous-canopée) dans 24 parcelles dans le sud de Bahia, 14 ans après le début des plantations d'enrichissement. La structure de la régénération différait entre les types de couvert, particulièrement dans la classe de taille supérieure. La surface terrière et la densité des tiges de la strate sous-canopée étaient significativement plus élevées sous les plantations de caoutchouc et dans les forêts secondaires que dans les sites ouverts, sans différence significative entre ces deux premiers contextes. Les réponses en diversité variaient selon la strate. Aucune différence significative n'a été détectée pour la diversité des semis. En revanche, la diversité des jenues arbres était la plus élevée en forêt secondaire, la plus faible dans les sites ouverts et intermédiaire sous les plantations de caoutchouc, avec des différences significatives selon l'indice de Shannon. La diversité en sous-canopée suivait une tendance similaire, mais avec un effet moins marqué du type de couvert. Malgré ces contrastes structuraux et de diversité, les analyses multivariées n'ont révélé aucune différence de la composition floristique entre les types de couvert entre la même strate de régénération. Tous les contextes était dominé par un cadre commun de taxons de début et de milieu de succession. Ces résultats indiquent que les plantations de caoutchouc abandonnées sont associées à un développement structural accru en sous-canopée et à une diversité de régénération intermédiaire par rapport aux sites ouverts, alors que la récupération compositionnelle demeure en retard par rapport au développement structural dans ce contexte de restauration industrielle appliquée.
6. Astrid Lambert
La sévérité du feu est-elle influencée par l'intensification des scénarios sylvicoles suivant la coupe totale en forêt boréale coniférienne ?
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La sévérité du feu est-elle influencée par l'intensification des scénarios sylvicoles suivant la coupe totale en forêt boréale coniférienne ?
- Astrid Lambert (astrid.lambert@uqat.ca), UQAT
- Maxence Martin (maxence.martin2@uqat.ca), UQAT
- Osvaldo Valeria (osvaldo.valeria@uqat.ca), UQAT
- Stéphane Tremblay (stephane.tremblay@mrnf.gouv.qc.ca), MRNF
L'aménagement forestier de la forêt boréale répond à une demande croissante en bois. Pour garantir l'approvisionnement, différents scénarios sylvicoles peuvent être appliqués pour augmenter la biomasse coniférienne. Parmi ces scénarios, certains plus intensifs, impliquent la réalisation d'une plantation et d'au moins une éclaircie pré-commerciale. Toutefois, la biomasse coniférienne est plus inflammable que celle des feuillus. Cette modification de la qualité et quantité des combustibles due aux choix sylvicoles pourrait ainsi modifier la sévérité des feux. De plus, les changements climatiques mettent en danger les investissements réalisés, ainsi que la production qui leur est associée, étant donné la hausse prévue de la fréquence et de la sévérité des feux. L'objectif de ce projet est de déterminer si l'intensification des scénarios sylvicoles augmente la sévérité des feux dans les forêts boréales conifériennes du Québec. Pour y répondre, nous avons inventorié 80 placettes près de Lebel-sur-Quévillon dans les feux de 2023. Ces placettes sont réparties dans des peuplements originaires de coupes totales réalisées 35 à 50 ans pré-feu. Ces peuplements ont été soumis à quatre scénarios après la coupe totale : aucun autre traitement, plantation, éclaircie pré-commerciale ou plantation suivie d'une éclaircie pré-commerciale. Le Composite Index Burn, évaluant la sévérité des feux au sein des différentes strates forestières, a été mesuré dans des placettes de 706,86 m2, distribuées en nombre égal entre ces traitements. Des résultats préliminaires démontrent que nous n'observons aucune différence significative de sévérité des feux entre les différents scénarios sylvicoles. La sévérité était toutefois plus faible sur dépôt argileux que sur le sable ou le till, indépendamment des traitements. Ces éléments renseignent sur comment les scénarios étudiés risquent d'interagir avec les changements climatiques sur la sévérité des feux en forêt boréale coniférienne.
7. Aude Laforest
Facteurs climatiques et d'entaillage influençant la production de sève chez l'érable à sucre
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Facteurs climatiques et d'entaillage influençant la production de sève chez l'érable à sucre
- Aude Laforest (alaforest3@etu.uqac.ca), UQAC
- Sergio Rossi (sergio.rossi@uqac.ca), UQAC
- Roberto Silvestro (rsilvest@uqac.ca), UQAC
- Guillaume Moreau (guillaume.moreau@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Adam Wild (adamwild@cornell.edu), Cornell University
Malgré des avancées technologiques majeures, l'industrie acéricole demeure vulnérable aux aléas climatiques, qui peuvent modifier le calendrier et la dynamique de production de la sève, ainsi que la durée de la saison des sucres, au détriment de la production de sirop d'érable. Ce projet de thèse explore les facteurs naturels et anthropiques qui influencent le rendement à l'entaille, en se concentrant sur les variables climatiques, les pratiques d'entaillage, et les innovations technologiques en matière de collecte de la sève. Nous nous appuyons sur des données de rendement de sirop à l'échelle du Québec combinées à des données climatiques à haute résolution, pour analyser la corrélation entre le rendement annuel de chaque région et les conditions climatiques associées pour identifier les facteurs environnementaux qui contribuent à la variabilité régionale dans le rendement et pour prédire l'évolution de la production de sirop d'érable sous différents scénarios climatiques. Des expériences seront également réalisées sur le terrain afin de tester l'influence de la hauteur d'entaillage, de la forme du chalumeau et de l'utilisation du vacuum sur le volume et la teneur en sucres de la sève récoltée. La comparaison de différents dispositifs permettra d'analyser l'effet des caractéristiques de l'entaille sur l'efficacité de la collecte, ainsi que son potentiel pour la production du sirop. Ce projet de thèse vise à améliorer notre compréhension des effets du climat et des pratiques acéricoles sur la coulée de la sève, et à fournir des bases scientifiques solides pour favoriser l'adaptation et l'optimisation des pratiques d'entaillage dans un contexte climatique en évolution.
8. Axelle Ferrant
Conservation de la biodiversité et gestion des forêts : Analyse diachronique d'une intégration fragile
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Conservation de la biodiversité et gestion des forêts : Analyse diachronique d'une intégration fragile
- Axelle Ferrant (ferrant.axelle@courrier.uqam.ca), ESG UQAM
- Corinne Gendron (gendron.corinne@uqam.ca), UQAM
La gestion des forêts publiques au Québec fait l'objet de débats soutenus depuis plusieurs décennies. Historiquement orientée vers la pérennité de la ressource ligneuse, elle a progressivement évolué vers la gestion durable, intégrant la conservation de la biodiversité, et vers la gestion intégrée, destinée à concilier les usages du territoire forestier. Cette volonté de conciliation soulève toutefois de nombreux défis et alimente des controverses persistantes. Cette communication analyse l'évolution de la place accordée à la conservation de la biodiversité dans les débats relatifs à la gestion des forêts publiques depuis 1986. Bien que cet objectif soit inscrit dans la Loi sur les forêts dès 1996, sa prise en compte demeure fragile. Les controverses entourant le caribou forestier et les difficultés à adopter des mesures de protection efficaces en témoignent. Ces tensions se manifestent notamment dans les médias et lors de consultations publiques, où divers acteurs sociaux cherchent à orienter les termes et l'issue du débat. Cette communication s'appuie sur une revue de presse couvrant la période 1986-2024 ainsi que sur une analyse préliminaire de mémoires déposés lors de consultations publiques en 2008 et 2024. Elle met en lumière les principaux thèmes structurant les débats et analyse la place qu'y occupe la conservation de la biodiversité. Les résultats préliminaires indiquent que, malgré la tentative de nombreux acteurs à influencer l'orientation et l'issue des discussions, celles-ci restent marquées par l'histoire longue du régime forestier québécois. L'évolution de la gestion forestière oscille entre changements et continuités, dans un contexte globalisé marqué par un enchevêtrement de défis. Un équilibre conflictuel persiste entre la tentative de certains acteurs à maintenir un régime forestier centré sur l'impératif de récolte, et la promotion par d'autres acteurs d'un aménagement forestier écosystémique visant à préserver la biodiversité.
9. Cassandre Fournier
L'impact de l'acériculture sur les plantes vasculaires, les bryophytes et lichens épiphytes à la limite nordique de la distribution de l'érable à sucre
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L'impact de l'acériculture sur les plantes vasculaires, les bryophytes et lichens épiphytes à la limite nordique de la distribution de l'érable à sucre
- Cassandre Fournier (cassandre.fournier@uqat.ca), UQAT
- Nicole Fenton (nicole.fenton@uqat.ca), UQAT
- Yves Bergeron (yves.bergeron@uqat.ca), UQAM
L'exploitation des érablières pour la production de sirop d'érable occupe une place importante au Québec. Pourtant, les effets de ce type d'exploitation restent encore peu étudiés, notamment sur la biodiversité végétale. L'impact de l'acériculture pourrait suivre un gradient latitudinal, les difficultés de croissance de l'érable à sucre semblant davantage marquées au nord de sa distribution.
L'objectif principal de cette étude est d'évaluer l'impact de l'acériculture sur les communautés de plantes vasculaires, bryophytes et lichens épiphytes, et de déterminer si cet impact varie selon un gradient latitudinal, notamment au nord de la distribution de l'érable.
Seize érablières de l'ouest du Québec, exploitées ou naturelles, situées à la limite nordique et plus au sud de la distribution de l'érable à sucre, ont été échantillonnées. Les communautés végétales, l'ouverture de la canopée, les caractéristiques des sols, la composition et la structure des peuplements ont été analysées afin de comparer les érablières.
Les communautés de plantes vasculaires semblent plutôt similaires entre les peuplements du nord et ceux plus au sud. Cependant, certains gradients semblent se dégager et structurer les plantes vasculaires, notamment la disponibilité en lumière et l'humidité qui pourraient potentiellement être liées à l'acériculture. Les peuplements naturels du sud sont plutôt regroupés, tandis que les peuplements exploités sont davantage différents les uns des autres, cela pourrait refléter un gradient d'exploitation non pris en compte. Les lichens et bryophytes épiphytes pourraient être plus diversifiés au nord, où la sénescence de l'érable induirait une meilleure disponibilité de substrats. Il pourrait en être de même dans les érablières exploitées, où la présence de davantage de défauts sur l'écorce promouvrait leur installation.
Peu d'études examinent l'effet spécifique de l'acériculture en tenant compte d'un gradient latitudinal. Une meilleure compréhension de ce type d'exploitation pourrait permettre une meilleure gestion des érablières et de la biodiversité qu'elles abritent.
Dynamique racinaire en fonction de la diversité des arbres
- Catherine Bérubé (berube.catherine.5@courrier.uqam.ca), UQAM
- Alain Paquette (paquette.alain@uqam.ca), UQAM
Depuis près de trente ans, de nombreuses études démontrent une relation positive entre diversité des arbres et productivité forestière. Parmi les mécanismes proposés, la complémentarité des niches suggère que la richesse spécifique et la diversité fonctionnelle permettent aux espèces d'exploiter différentes portions du sol, favorisant une utilisation plus complète des ressources. Toutefois, cette hypothèse demeure peu testée pour le compartiment souterrain, principalement en raison des contraintes méthodologiques liées à l'étude des racines. Les racines jouent pourtant un rôle clé dans la productivité et la résilience des écosystèmes forestiers. Tester leur contribution est nécessaire pour déterminer si la complémentarité des niches souterraines participe réellement à l'effet net de biodiversité. Ce projet vise à évaluer la contribution de la complémentarité des niches racinaires à l'effet positif de la biodiversité sur la croissance et la biomasse des arbres. L'étude est réalisée dans le dispositif expérimental du site IDENT-Montréal, affilié au réseau International Diversity Experiment Network with Trees, où la composition en espèces est contrôlée expérimentalement, permettant une évaluation robuste des effets de la diversité. À l'été 2025, des acquisitions géoradar ont été réalisées sur 216 placettes couvrant un gradient de richesse spécifique et de diversité fonctionnelle. Chaque placette est échantillonnée à l'aide de transects croisés pour caractériser la distribution des racines grossières (diamètre > 2 mm). Les signaux radar sont ensuite traités afin d'extraire des indicateurs liés à l'abondance relative et à l'architecture racinaire. Une calibration destructive relie ces indicateurs à la biomasse racinaire réelle et confirme le potentiel de cette approche. Ce projet contribue aux objectifs du Centre d'étude de la forêt en améliorant la compréhension des liens entre biodiversité et fonctionnement des écosystèmes forestiers. En intégrant des méthodes non destructives et reproductibles, il permettra de mieux intégrer le compartiment souterrain dans l'évaluation de la productivité et de la résilience des forêts.
11. Catherine Morneau-Lépine
Petit à petit, l'oiseau fera-t-il son nid ? : Situation des oiseaux champêtres au parc national des Îles-de-Boucherville
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Petit à petit, l'oiseau fera-t-il son nid ? : Situation des oiseaux champêtres au parc national des Îles-de-Boucherville
- Catherine Morneau-Lépine (cathml_2006@hotmail.com), UQAM
- Marc-André Villard (villard.marcandre@sepaq.com), SÉPAQ
- Daniel Kneeshaw (kneeshaw.daniel@uqam.ca), UQAM
À l’échelle mondiale, les prairies comptent parmi les écosystèmes les plus altérés par l’activité humaine, en raison notamment de l’expansion et de l’intensification de l’agriculture. La conversion de prairies naturelles en terres agricoles est l’une des premières causes du déclin des populations d’oiseaux champêtres en Amérique du Nord depuis le tournant du XXe siècle. Au Québec, le parc national des Îles-de-Boucherville (PNIB) est l’un des seuls à abriter des habitats champêtres et à préserver de grands milieux ouverts en raison de son passé agricole.
Étant donné la précarité de la majorité des espèces d’oiseaux champêtres, l’objectif général de ce projet consiste à évaluer leur situation au Parc national des Îles-de-Boucherville (PNIB) en estimant leur abondance et en documentant tout signe d’activité reproductive. Le Goglu des prés est ma principale espèce focale car la présence de populations nicheuses dans un rayon de 20 km du PNIB sur la Rive-Sud a été confirmée durant l’été 2025. Ceci est essentiel, car ces oiseaux forment des métapopulations reliées par la dispersion des individus.
Les résultats préliminaires indiquent que le goglu est présent au PNIB mais ne se reproduit pas, tandis que plusieurs indices de nidification ont été observés en appliquant les mêmes méthodes en périphérie dans des sites de la Rive-Sud.
La comparaison de la végétation de sites avec et sans reproduction de goglu permettra d’identifier les raisons pour lesquelles cette espèce ne semble pas se reproduire au PNIB, ce qui permettra d’orienter la gestion des habitats champêtres existants et des superficies qui pourraient être acquises dans le futur. De plus, l’aménagement de ce milieu champêtre sera évalué afin qu’il abrite d’autres espèces de la région qui dépendent de ce type d’habitat, de plus en plus rare.
12. Cyprien Nicolleau-Perkisn
Une histoire gravée dans le charbon : Reconstitution de la dynamique de la forêt ancienne du Lac-des-Baies
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Une histoire gravée dans le charbon : Reconstitution de la dynamique de la forêt ancienne du Lac-des-Baies
- Cyprien Nicolleau-Perkisn (nicc0005@uqar.ca), UQAR
- Guillaume de Lafontaine (guillaume_delafontaine@uqar.ca), UQAR
- Pierre Grondin (pierre.grondin@mrnf.gouv.qc.ca), MRNF

À l’intérieur de l’écotone de la forêt mixte, la dynamique forestière résulte d’interactions complexes entre les régimes de perturbations et les conditions environnementales. Au Bas-Saint-Laurent, plusieurs espèces composant les peuplements feuillus et résineux atteignent leur limite de répartition. Dans un écosystème forestier exceptionnel de la région, la forêt ancienne du Lac-Des-Baies, l’interface entre forêt résineuses et feuillues a été étudiée entre deux anciens peuplements adjacents, soit une cédrière à sapin et une érablière à sucre.
L’analyse des charbons de bois enfouis a permis d’évaluer si la différence entre ces deux peuplements résulte de trajectoires historiques distinctes ou de dynamiques plus récentes. Pour chacun des deux sites, dix échantillons de sol (750 cm³) ont été prélevés à partir des horizons organiques et minéraux, et la structure forestière a été caractérisée. Les particules de charbon de bois ≥ 4mm ont été extraits des sols et identifiés au genre ou à l’espèce à partir des critères microanatomiques.
Les résultats (attendus d’ici la fin mai) permettront de déterminer si les peuplements adjacents de cédrière et d’érablière ont eu une composition forestière similaire dans le passé malgré la structure contemporaine divergente. Une meilleure compréhension des processus ayant conduit à l’établissement de peuplements contrastés au sein de cette forêt ancienne et des conditions nécessaires à leur persistance contribuera à l’avancement des connaissances sur les trajectoires forestières et à l’élaboration de stratégies de conservation dans l’écotone de la forêt mixte.
13. Daphné Rose Courtès
Spatialisation et déterminants écologiques des dendromicrohabitats en forêts feuillues aménagées du sud du Québec
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Spatialisation et déterminants écologiques des dendromicrohabitats en forêts feuillues aménagées du sud du Québec
- Daphné Rose Courtès (daphne-rose.courtes.1@ulaval.ca), Université Laval
- Alexis Achim (alexis.achim@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- Guillaume Moreau (guillaume.moreau@sbf.ulaval.ca), Université Laval
- David Voyer (david.voyer.2@ulaval.ca), Université Laval
Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les facteurs qui influencent la présence, la répartition et la dynamique des dendromicrohabitats (DMH) dans les forêts feuillues aménagées du sud du Québec. Plus précisément, il cherche à identifier les déterminants dendrologiques, dendrométriques, topographiques et spatiaux associés à l'occurrence des DMH avant et après l'application de différents traitements sylvicoles, dont le nouveau système de sélection vigueur-qualité (VQ). L'objectif central est de développer des modèles prédictifs permettant d'établir des liens entre les types de DMH observés (cavités, chancres, bois mort, excroissances ou structures épiphytiques) et les caractéristiques des arbres qui les portent (espèce, diamètre, vigueur, qualité) ainsi que celles de leur environnement immédiat (pente, drainage, structure du peuplement). Cette approche intégrée permettra de mieux cerner les conditions favorables au développement et au maintien de ces structures clés pour la biodiversité. Le projet inclut également une analyse spatiale fine de la distribution des DMH. Lors des inventaires de terrain, chaque arbre et chaque DMH associé ont été géolocalisés avec précision, constituant l'une des premières bases de données spatialisées de ce type pour les forêts feuillues québécoises. Cette cartographie permettra d'évaluer les patrons d'agrégation, de dispersion ou de raréfaction des microhabitats en fonction des traitements appliqués. Les résultats attendus visent à mieux comprendre l'effet des interventions forestières sur l'organisation spatiale des DMH et sur leur persistance dans le paysage exploité. Ultimement, ces connaissances serviront à orienter les pratiques de sélection des arbres vers des stratégies d'aménagement plus favorables au maintien des habitats fauniques et à la conservation de la biodiversité forestière.
14. Diary Orimbato Rabearimanana
Influence des stratégies de restauration des parcs à résidus miniers sur l'empreinte spatiale dans le paysage hors site
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Influence des stratégies de restauration des parcs à résidus miniers sur l'empreinte spatiale dans le paysage hors site
- Diary Orimbato Rabearimanana (rabd02@uqat.ca), UQAT
- Nicole Fenton (nicole.fenton@uqat.ca), UQAT
- Isabelle Demers (isabelle.demers@uqat.ca), UQAT
L'empreinte minière s'étend au-delà des limites du site en raison des dépôts de poussières provenant du site, de l'ouverture du paysage et des modifications des patrons de drainage liés aux aménagements miniers. Les travaux antérieurs montrent une diminution de la diversité et de la composition des communautés de sous-bois, ainsi qu'une accumulation de métaux lourds dans les zones périphériques des sites miniers. Le stade d'exploitation influence également l'empreinte minière. Les sites fermés présentent des empreintes réduites par rapport aux sites en exploitation. Cependant, la variabilité de l'empreinte minière selon les différents scénarios post-exploitation reste à approfondir, particulièrement dans un contexte où il existe différentes méthodes de restauration des parcs à résidus et de l'abondance des sites non restaurés dans le paysage boréal de l'Abitibi-Témiscamingue, qui est l'une des principales régions minières du Québec. Cette étude vise à analyser l'influence des stratégies de restauration des parcs à résidus sur l'empreinte minière (hors site) en quantifiant la richesse spécifique et le recouvrement en bryophytes terricoles, le recouvrement en lichens et les concentrations en métaux dans les bryophytes et dans le sol. Les données ont été collectés autours de 13 parcs à résidus présentant différentes caractéristiques de restauration (ex : restaurés ou non, méthodes de contrôle du drainage minier acide variées) dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue. Des modèles statistiques permettront de comparer les sites restaurés et non restaurés ainsi que les différentes méthodes de restaurations, et ce, en fonction de différents paramètres comme la méthode de restauration appliquée, la topographie et structure des parcs, la distance au site, ainsi que le type de peuplement dans le paysage hors site. Les parcs non restaurés pourraient présenter une plus grande empreinte minière que ceux qui sont restaurés, et que la taille de l'empreinte minière varierait d'une méthode de restauration à une autre. Cette étude permettra d'améliorer les connaissances sur les pratiques minières et de définir des zones tampons adaptés pour mieux intégrer le paysage hors site dans les plans de restauration minière.
15. Diego Blanco
Rôle des interactions multispécifiques et de la sélection d'habitat sur la répartition spatiale d'un réseau trophique de grands mammifères.
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Rôle des interactions multispécifiques et de la sélection d'habitat sur la répartition spatiale d'un réseau trophique de grands mammifères.
- Diego Blanco (diego.blanco.1@ulaval.ca), Université Laval
- Daniel Fortin (daniel.fortin@bio.ulaval.ca), Université Laval
- Philippe Duncan McLoughlin (philip.mcloughlin@usask.ca), Université de la Saskatchewan
Le changement climatique et les activités anthropiques modifient la structure des paysages, rendant nécessaire une meilleure compréhension des réponses spatiales des espèces à ces transformations. Ce chapitre s'inscrit dans une analyse des interactions multispécifiques dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, visant à évaluer comment la sélection de l'habitat et l'utilisation de l'espace sont influencées par la présence d'autres espèces. J'intègre des données de télémétrie GPS de 2023-2024 de caribou forestier boréal et de bison des bois, deux espèces à risque, ainsi que chez l'orignal et le loup gris. Je quantifie l'utilisation de l'espace selon les saisons. Les domaines vitaux sont estimés à l'aide de noyaux de densité autocorrélés (AKDE). Les analyses sont ensuite restreintes à des zones de chevauchement de domaines vitaux prédateur-proie (HRO), définies pour différentes configurations multi-espèces impliquant des paires, triplets ou quadruplets d'individus d'espèces différentes, afin de cibler les zones de rencontre biologiquement pertinentes. La sélection de l'habitat est modélisée à l'aide de fonctions de sélection des ressources (RSF) multinomiales, intégrant des covariables environnementales (couvert terrestre, incendies récents) ainsi que l'empreinte humaine. Les distributions d'utilisation de l'espace (UD) des loups sont également incluses comme covariables. Ces UD, couplées aux types de HRO, ainsi qu'à l'aire de répartition connue des bisons (Mackenzie Bison Range, MBR), sont utilisées afin de quantifier l'effet potentiel d'interactions interspécifiques sur la sélection. Les modèles sont réalisés pour chaque HRO en considérant trois jeux de données : données globales, données à l'intérieur du MBR, et données à l'extérieur du MBR. Les résultats montrent que certaines réponses, telles que la sélection par le caribou des bryophytes et de forêts de conifères clairsemées, demeurent relativement stables entre types de HRO et catégories liées au MBR, tandis que d'autres varient fortement. Loups, orignaux et bisons semblent avoir un effet structurant important. Les résultats soulignent la complexité des interactions écologiques et l'influence potentielle de facteurs encore non identifiés.