Le CEF a le plaisir d'accueillir une grande spécialiste de l'écologie comme conférencière invitée: Marie-Josée Fortin, chercheur associée au CEF, professeure à l'Université de Toronto et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie spatiale.

Écologiste de formation, elle s'intéresse principalement à quatre domaines de recherche: l'écologie spatiale, l'écologie forestière, l'écologie du paysage et les statistiques spatiales. Elle étudie les effets des changements globaux (occupation des sols et climat) sur la dynamique spatiale des espèces au niveau du paysage et de l'aire géographique dans les écosystèmes forestiers multi-usages et les réseaux aquatiques. Elle développe de nouvelles méthodes d'analyse de réseau pouvant être utilisées pour proposer des stratégies de gestion facilitant la dispersion des espèces dans les paysages fragmentés et prévenir la propagation des maladie. L'objectif est toujours de soutenir la biodiversité et la conservation des espèces.

Elle présentera, en plénière le lundi matin, la conférence suivante:

« Écologie spatiale de l'échelle locale à régionale »
Les espèces à tous les niveaux d'organisation (individu, population, communauté) sont affectées par l'hétérogénéité spatiale du paysage. À son tour, une telle hétérogénéité spatiale est modifiée par les interactions synergiques entre les perturbations naturelles et les changements globaux (climat, changement d'utilisation du territoire). Les effets directs et indirects de ces perturbations naturelles et anthropiques sur la répartition des espèces peuvent aller de la disparition de la population locale à l'extinction des espèces. Par conséquent, une étape critique dans les études écologiques consiste à quantifier la façon dont l'hétérogénéité spatiale du paysage affecte la distribution des espèces. Avec les progrès en télédétection et la disponibilité de données sur le terrain et de par les atlas, nous pouvons étudier les réponses des espèces aux changements environnementaux à plusieurs échelles spatiales. Cependant, il est important de déterminer en premier lieu les échelles spatiales clés où l'hétérogénéité spatiale affecte de fait l'écologie des espèces. Pourtant, dans les paysages forestiers épars, les mouvements d'espèces peuvent être entravés par les types de composition et configuration de l’habitat et paysages inhospitalier à la faune. Dans de tels cas, les statistiques de réseaux spatiaux et spatio-temporels peuvent être utilisées pour quantifier le degré de connectivité dans ces paysages hétérogènes et fragmentés. Ici, je vais illustrer comment les développements dans le domaine de l'écologie spatiale permettent de pouvoir analyser et modéliser comment les espèces sont affectées par la complexité spatiale des forêts.

Campus des sciences de l'UQAM

Cette année, le colloque annuel aura lieu sur le magnifique campus des sciences de l'UQAM, en bordure du quartier des spectacles de Montréal. Le quartier général du pôle CEF-Montréal est situé au pavillon des sciences biologiques. Profitez de votre séjour pour faire la tournée des pavillons.

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